
Les acteurs culturels de 15 pays de l’Afrique francophone réunis à Ouagadougou du 13 au 15 décembre 2011 ont fait le point sur la mise en œuvre de la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles : une rencontre qui a fait valoir toute l’importance de telles réunions pour le développement des industries culturelles du continent.
Le séminaire, organisé par la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC), avec l’appui de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) et de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle, a réuni une vingtaine d’intervenants du secteur culturel provenant de quinze pays africains où la FICDC a des coalitions membres. Lors d’échanges animés sur la situation des politiques culturelles, les droits des artistes et les pratiques qui favorisent ou nuisent à la protection et à la promotion de la diversité culturelle, le séminaire a permis de mettre en lumière les défis communs et spécifiques auxquels sont confrontées les industries culturelles des pays représentés et de tracer des pistes de solutions. Il a également été l’occasion de souligner nombre de pratiques inspirantes mises en place par plusieurs États avec le soutien d’une société civile africaine souvent très mobilisée.
Les participants ont pu explorer les ressources disponibles pour leurs secteurs respectifs ainsi que les modes de financement, envisager des partenariats sous-régionaux et revoir la rédaction d’une demande de soutien financier. Cette rencontre avait pour objectif premier d’outiller la société civile pour renforcer sa contribution à la mise en œuvre effective de la Convention, ratifiée par près de 30 pays africains, dont le Burkina Faso en 2006.
Un appel à candidatures préalable avait enjoint les candidats à présenter un projet qu’ils souhaiteraient réaliser pour protéger et promouvoir la diversité des expressions culturelles dans leur pays. Un comité de sélection, présidé par Rasmané Ouedraogo, acteur burkinabé bien connu et président de la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle, a ainsi sélectionné 15 participants (un par coalition membre) qui représentaient un éventail stimulant de générations, de formations académiques et de secteurs de la culture.
Des formations qui ont aidé les participants à renforcer leurs stratégies pour qualifier leurs projets auprès de bailleurs de fonds, entre autres du Fonds international pour la diversité culturelle de l’UNESCO étaient dispensées par Leonard Sanon, directeur des affaires juridiques et de la coopération internationale au Bureau Burkinabé du Droit d’Auteur (BBDA), Amadou Mandé, expert à l’Observatoire des politiques culturelles en Afrique (OCPA), Adama Traoré, metteur en scène et président de l’association culturelle malienne Acte 7, Kodjo Noussouglo, responsable du projet francophone « les Inforoutes du patrimoine » au Togo, et Charles Vallerand, secrétaire général de la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle et directeur général de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle.

