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Vol. 5, No. 1, Mars 2007 DANS CE NUMÉRO :
La ministre du Patrimoine canadien, Beverley Oda, s’est réjouie de l'entrée en vigueur, le 18 mars, de la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles, en qualifiant l’événement d’« étape cruciale dans notre quête pour la préservation et la protection de la diversité culturelle au pays et dans le monde ». « Cet important traité nous permettra d'adopter des politiques qui favoriseront l'essor des industries culturelles et qui donneront l'occasion à nos artistes et à nos créateurs de continuer de partager leurs idées et histoires avec l'ensemble des Canadiens et le monde entier », a-t-elle ajouté. La ministre a réaffirmé la ferme intention du gouvernement canadien de maintenir son rôle de leader dans le dossier, alors que nous entrons maintenant dans la phase initiale de mise en œuvre de la convention. « En présentant sa candidature pour être élu membre du Comité intergouvernemental, le Canada espère ainsi participer aux décisions qui régiront la Convention, tout en s'assurant que le traité demeure bien ancré dans le champ d'application pour lequel il a été conçu. Nous voulons nous assurer qu'un suivi concret et rapide sera donné aux dispositions en matière de coopération internationale et, en conséquence, nous nous engageons à contribuer au fonds qui sera établi pour aider les pays en développement à se doter des outils nécessaires à la vitalité de leurs expressions culturelles. » Le Comité intergouvernemental, dont les 24 membres seront élus lors de la première Conférence des Parties à la Convention qui se tiendra du 18 au 20 juin, sera l’organe mandaté pour assurer le suivi et promouvoir la mise en œuvre de la convention, notamment par la rédaction des directives opérationnelles et l’exploration des diverses avenues possibles afin de soutenir et promouvoir ses principes et objectifs dans d’autres enceintes internationales. Les 56 États membres de l’UNESCO qui ont ratifié la convention avant le 20 mars pourront participer à cette première Conférence des Parties. Le Canada fut le premier pays à ratifier la Convention, à peine un mois après son adoption par un vote écrasant le 20 octobre 2005, à la 33e Conférence générale de l’UNESCO. Le 18 décembre 2006, la convention a surpassé le nombre minimum de 30 ratifications lui permettant ainsi d’entrer en vigueur trois mois plus tard. La déclaration du 16 mars de la ministre Oda réitérait un engagement pris lors de la table ronde du 12 février portant sur la Convention de l’UNESCO tenue à Ottawa, en compagnie de la ministre de la Culture et des Communications du Québec, Mme Line Beauchamp, ainsi qu’avec la participation des membres du Bureau de direction de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle. À l’occasion cette table ronde, la ministre Oda annonçait également que le Canada chercherait non seulement à se faire élire au Comité intergouvernemental mais, que s’il était élu, il offrirait d’accueillir la première réunion du Comité prévue en décembre 2007. Lors de cette table ronde, les ministres Beauchamp et Oda se sont engagées à poursuivre leur travail avec la Coalition canadienne, afin d’obtenir un plus grand nombre de ratifications et ainsi donner une plus grande légitimité à la Convention à travers le monde. Au nom de la Coalition canadienne, le vice-président exécutif Robert Pilon a mis l’accent sur l’effet positif de l’étroite collaboration entre les gouvernements leaders et la Coalition, et s’est joint aux ministres pour souligner les défis qui restent à accomplir. « Le fait que nous ayons atteint le nombre de ratifications nécessaires pour que la Convention entre en vigueur en à peine plus d'un an est une réussite spectaculaire. C'est aussi le fruit d'un travail de collaboration exemplaire entre le gouvernement et la société civile », a-t-il déclaré. « Toutefois, le travail n'est pas terminé. Il nous faut poursuivre la campagne de ratification, qui entre dans sa deuxième phase, et s’assurer que 125 à 150 pays ratifient la Convention, afin de la placer sur le même pied que les autres grandes conventions internationales. Nous devrons également nous assurer de maintenir l’élan acquis jusqu’ici et de le prolonger lors de la première Conférence des Parties qui marquera le début officiel du processus de mise en œuvre de la convention», a conclu M. Pilon.» Les ministres québécois saluent l’entrée en vigueur de la Convention
Dans une lettre ouverte publiée à l’occasion de l’entrée en vigueur de la Convention de l’UNESCO, la ministre de la Culture et des Communications Line Beauchamp, la ministre des Relations internationales Monique Gagnon-Tremblay et le ministre du Développement économique, de l’Innovation et des Exportations Raymond Bachand ont joint leurs voix pour signaler l’importance de cette étape historique, tout en soulignant qu’elle marquait le passage à une nouvelle phase plutôt que la fin d’un processus. Le gouvernement du Québec a soutenu fermement, dès ses débuts, la campagne en faveur de l’établissement de la Convention de l’UNESCO, et les trois ministres québécois ont réaffirmé la détermination de leur gouvernement de poursuivre cet engagement, tant en ce qui concerne la promotion d’une plus large ratification qu’au niveau de la mise en œuvre efficace de la Convention. «D’une part, nous devons garder à l’esprit que la Convention sera d’autant plus forte qu’elle sera appuyée par un maximum de pays et, à cet égard, il faut maintenir la mobilisation de façon à obtenir le plus grand nombre de ratifications », ont-ils affirmé. Faisant remarquer que 53 États membres de l’UNESCO avaient ratifié au moment de publier leur lettre, les ministres ont déclaré : « Il est réaliste de penser que plus d’une centaine de pays accompliront ce geste au cours des deux prochaines années, tout comme il faut s’assurer que des gouvernements de toutes les régions du monde y adhèrent. » Alors que la campagne de ratification se poursuit, les ministres ont souligné l’importance d’un processus de mise en œuvre efficace dès ses débuts. « Les premières réunions des organes directeurs de cet instrument juridique international seront fort importantes car ceux-ci devront se donner des mandats très clairs à cet égard et permettre de conserver le rythme qui a si bien caractérisé l’avancement des travaux relatifs à la Convention ces dernières années », ont-ils déclaré. «Le Québec, ont-ils ajouté, entend, notamment par la présence de son représentant à l’UNESCO, contribuer de diverses façons aux travaux de mise en oeuvre de la Convention, et ce pour tous ses volets, qu’il s’agisse de la coopération culturelle, de la promotion des objectifs de la Convention dans les autres forums internationaux ou de l’échange d’information sur les politiques culturelles. » Les ministres ont souligné le travail de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle – ainsi que celui de toutes les coalitions existantes – afin de rallier l’appui nécessaire à la convention de l’UNESCO. Ils ont souligné d’ailleurs que les coalitions ont toujours un rôle à jouer afin de veiller à ce que le potentiel de la convention soit pleinement réalisé. « Les coalitions pour la diversité culturelle et l’ensemble de la société civile de par le monde ont un rôle central. Plus il y aura de pays qui encourageront l’expression culturelle des populations qu’ils représentent au moyen de politiques et mesures appropriées, plus les appuis aux principes et objectifs de la Convention seront nombreux. ». La Coalition maintient un rythme intense de missions pour promouvoir la ratification de la convention Au cours du premier trimestre de 2007, l’équipe de la Coalition canadienne a mené un programme soutenu de missions internationales en vue de promouvoir une plus large ratification de la Convention de l’UNESCO, tout en continuant à appuyer la mobilisation des organisations professionnelles de la culture autour des enjeux de la Convention dans leur pays respectif. En janvier, le vice-président exécutif Robert Pilon et le directeur des relations extérieures Jim McKee ont accompagné une mission commerciale du gouvernement de l’Ontario à New Delhi et à Mumbai. Cette mission, dirigée par le premier ministre Dalton McGuinty, a offert l’occasion de rencontrer de hauts fonctionnaires du ministère de la Culture et du ministère de l’Information et de la Télédiffusion de l’Inde, en plus d’organisations professionnelles des secteurs du livre et de la musique ainsi que le secrétaire général de la Commission nationale de l’Inde à l’UNESCO. Suite à cette mission en Inde, des préparatifs sont déjà en cours pour organiser un séminaire sur la Convention de l’UNESCO à la veille du Salon du livre de New Delhi, qui se tiendra du 1er au 9 septembre 2007. Ce projet, qui sera mené en partenariat avec la Fédération des éditeurs indiens, rassemblera des organisations indiennes non seulement du secteur du livre, mais aussi du cinéma, de la télévision et de la musique. Les organisations du secteur du livre de pays voisins, qui participeront au Salon du livre de New Delhi, seront aussi invitées à ce séminaire. Après cette mission en Inde, MM. Pilon et McKee se sont rendus à Beijing, où ils ont rencontré le haut fonctionnaire chargé de la ratification de la Convention de l’UNESCO au ministère chinois de la Culture, en plus d’organisations professionnelles des secteurs du livre, du cinéma et de la télévision ainsi que des fonctionnaires de la section culturelle de l’ambassade canadienne et le directeur du Bureau du Québec à Beijing. En janvier également, Robert Pilon s’est joint à Jacques Paquette, sous-ministre adjoint des Affaires internationales et intergouvernementales et du Sport au ministère du Patrimoine canadien, pour une série de réunions avec des autorités gouvernementales et des organisations professionnelles de la culture au Vietnam et en Thaïlande. Claude Michel, de la Coalition française pour la diversité culturelle, a également participé à ces missions. M. Pilon a conclu sa mission de janvier à Paris par des rencontres avec des fonctionnaires de l’Organisation internationale de la Francophonie. Ces rencontres faisaient office de suivis à une rencontre précédente, au début de janvier, avec Clément Duhaime, l’Administrateur de la Francophonie. Lors de ce premier voyage, M. Pilon avait également rencontré Gilbert Laurin, ambassadeur et délégué permanent du Canada à l’UNESCO, et Bhaswati Mukherjee, ambassadrice et déléguée permanente de l’Inde à l’UNESCO. À la fin de février, M. Pilon et l’analyste/recherchiste de la Coalition étaient à Ouagadougou, au Burkina Faso, pour un séminaire sur la diversité culturelle, ainsi que pour des rencontres avec des organisations professionnelles de la culture, dans le cadre du FESPACO, le grand festival du film panafricain. En mars, la Coalition canadienne accueillait la Neuvième Assemblée des coalitions membres du Comité international de liaison des coalitions pour la diversité culturelle, à laquelle ont participé les délégués de 32 pays (pour un compte rendu de cette assemblée, voir le numéro de mars de Coalitions en mouvement). À la suite de l’assemblée de Montréal, Robert Pilon s’est rendu à Barcelone pour participer à un séminaire sur la Convention de l’UNESCO, organisé par le ministère de la Culture du gouvernement de la Région catalane et l’UNESCOCAT (la commission catalane à l’UNESCO) avec le soutien du gouvernement du Québec. M. Pilon a poursuivi sa route vers Madrid pour des rencontres avec la Coalition espagnole et des autorités du gouvernement d’Espagne. Il a conclu sa mission à Paris, où il faisait partie d’une délégation des coalitions qui prenait part à une table ronde, le 23 mars, sur la mise en œuvre de la Convention de l’UNESCO. Cette table ronde avait été organisée par le groupe de travail sur la diversité culturelle de l’Organisation internationale de la Francophonie. Info Coalition est une publication de la Coalition pour la diversité culturelle (Canada). 154 avenue Laurier
Ouest, bureau 240 Éditeur : Jim McKee Info Coalition est publié grâce à un appui financier du Ministère du Patrimoine canadien du Gouvernement du Canada, du Gouvernement du Québec, du Gouvernement de l'Ontario et du Gouvernement du Nouveau-Brunswick
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