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Vol. 1, No. 5, décembre
2003
Alors
que lUNESCO met en chantier
la convention sur la diversité culturelle,
il importe de ne pas céder aux pressions
visant à inclure la culture
dans les négociations commerciales
Dans
ce dernier numéro en 2003 de Coalitions en mouvement, nous portons
à nouveau notre attention sur lune des grandes menaces à
la diversité culturelle : la pression croissante exercée
sur les pays pour quils capitulent dans le cadre des négociations
commerciales et quils abandonnent leur droit de maintenir leurs
politiques culturelles existantes et den établir de nouvelles.
La décision de lUNESCO en octobre dernier dentreprendre
lélaboration dune convention internationale sur la
diversité culturelle a été une victoire majeure pour
le mouvement de la diversité culturelle. Cette décision
de lUNESCO laisse espérer quavant deux ans une véritable
convention internationale un traité sera élaborée
et adoptée, une convention qui servirait de contrepoids aux accords
de commerce international, en fournissant un fondement juridique international
au droit souverain des pays de maintenir, établir et mettre en
oeuvre leurs propres politiques culturelles.
Dans les mois à venir, les organisations représentant les
professionnels de la culture dans les divers pays à travers le
monde auront beaucoup de pain sur la planche, dune part pour veiller
à ce que leurs pays soutiennent cette initiative et, dautre
part, pour assurer la pression nécessaire pour quon aboutisse
à une véritable convention, un instrument juridique ayant
un poids égal à des accords commerciaux comme lAccord
général sur le commerce des services (AGCS).
Toutefois, pendant que le traité est en voie délaboration,
il sera dune importance cruciale que les organisations représentant
les artistes et tous les professionnels de la culture se mobilisent pour
veiller à ce que la bataille ne soit pas perdue entre-temps à
la table des négociations sur le commerce.
Car on voit maintenant clairement que les États-Unis appliquent,
pour atteindre leur objectif ultime dobtenir la libéralisation
complète du secteur culturel cest-à-dire de
traiter les biens et services culturels sur le même pied que le
bois duvre ou le secteur de lautomobile , une
stratégie évidente de multiplication des négociations
commerciales bilatérales ou de négociations incluant un
nombre limité de pays dune même région.
Au total, les États-Unis ont déjà engagé ou
annoncé de telles négociations commerciales avec plus de
20 pays.
Dans lannée écoulée, les États-Unis
ont conclu des accords avec le Chili et Singapour et en sont aux dernières
étapes de la négociation daccords de libre-échange
avec lAustralie, le Maroc et les pays de la Zone de libre-échange
dAmérique centrale (Costa Rica, El Salvador, Guatemala, Honduras
et Nicaragua), ainsi de la négociation dun traité
bilatéral dinvestissement avec la Corée. Des négociations
de libre-échange sont aussi à un stade avancé avec
lUnion douanière sud-africaine (Botswana, Lesotho, Namibie,
Afrique du Sud et Swaziland).
Étant donné limpasse à la conférence
de Cancun, en septembre dernier, des négociations de la ronde de
Doha à lOMC et le progrès négligeable des négociations
de la Zone de libre-échange des Amériques (ZLEA), les États-Unis
ont réagi en se tournant encore davantage vers les accords bilatéraux.
Ainsi, le 18 novembre, Washington annonçait
le lancement de pourparlers pour des accords bilatéraux de libre-échange
avec la République dominicaine, la Colombie, le Pérou, lÉquateur
et la Bolivie, et, trois jours plus tard, pour un traité bilatéral
sur linvestissement avec lUruguay. Les Américains ont
aussi fait part de leurs intentions de négocier des accords de
libre-échange avec la Thaïlande et le Bahreïn.
Comme le secteur du ¨divertissement¨ (film, télévision,
livre et musique) constitue le plus important apport à lexportation
dans leur économie, les États-Unis envisagent la production
culturelle en termes strictement économiques. Ils sefforcent
par conséquent de conclure des ententes par lesquelles leurs partenaires
commerciaux se plient aux exigences de libéralisation de ce secteur,
cest-à-dire quils renoncent à leur droit davoir
des politiques culturelles visant pour assurer un espace à leur
production nationale, notamment des mesures pour soutenir le développement
dindustries culturelles nationales.
Cest donc un combat pour veiller à ce que les pays nhypothèquent
pas leur avenir en cédant leur droit dadopter des nouvelles
politiques culturelles ou dajuster celles qui existent en fonction
de nouveaux contextes. La protection de cette capacité dadopter
de nouvelles politiques à lavenir est une question critique
pour tous les pays, mais en particulier pour les pays en développement,
qui, dans bien des cas, ne possèdent pas encore un ensemble de
politiques culturelles bien en place mais aspirent à réaliser
cet objectif.
Les négociations de lOMC étant presque au point mort,
lobjectif évident des Etats-Unis est détablir
un nombre suffisant de précédents bilatéraux
10, 15 ou plus par lesquels des pays acceptent de libéraliser
leurs secteurs culturels, et ensuite dessayer dimposer ce
modèle comme un fait accompli le jour où reprendront avec
plus de vigueur des pourparlers élargis à lOMC ou
dans le cadre de grands ensemble régionaux comme celui de la ZLEA.
Cest pourquoi chaque négociation bilatérale compte
comme précédent possible contre lequel les autres pays auront
à se défendre à la table de négociations.
Dans cet esprit, dans les articles qui suivent, nous nous penchons sur
trois négociations en voie dachèvement, pour voir
les pressions que la culture y subit et ce que les organisations représentant
les artistes et autres professionnels de la culture font pour faire face
au problème dans chaque pays.
Dernière
minute : Quatre pays dAmérique centrale concluent un accord
de libre-échange avec les États-Unis; laccord comporterait
des engagements de libéralisation importants dans le secteur
culturel
Le Salvador, le
Guatemala, le Honduras et le Nicaragua semblent avoir pris des engagements
de libéralisation importants dans les secteurs de laudiovisuel
et des nouveaux médias numériques dans le cadre dun
accord de libre-échange conclu avec les États-Unis le
17 décembre.
Un communiqué
du United States Trade Representative soutient que « ces
pays dAmérique centrale accorderons un accès au
marché substantiel pour lensemble du domaine des services,
offrant ainsi un nouvel accès dans des secteurs tels que les
télécommunications, laudiovisuel et le divertissement.
» (notre traduction)
Pour ce qui est des médias numériques, lUSTR affirme
quun « traitement non-discriminatoire » sera prévu
pour les produits numériques comme la musique, le texte et les
vidéos.
Les détails de cet accord, qui devra être formellement
ratifié par les organes parlementaires des pays signataires,
ne sont pas encore disponibles.
À lorigine, cinq pays étaient engagés dans
les négociations de laccord régional avec les États-Unis.
Le Costa Rica est le seul de ces cinq pays qui a refusé pour
linstant de signer laccord.
Australie
: une campagne de mobilisation exemplaire
pour préserver la culture dans la négociation
de laccord de libre-échange avec les Etats-Unis
Lors
de la soirée de remise des trophées du cinéma australien
pour 2003, diffusée à la télévision nationale
en novembre, des acteurs et cinéastes de Toni Collette
(Japanese Story, Muriels Wedding) au réalisateur George
Miller (Babe, Mad Max) et à Geoffrey Rush (Shine) ont
profité de loccasion pour alerter les Australiens des conséquences
néfastes quentraînerait labandon par leur gouvernement,
dans les négociations commerciales en cours, de son droit détablir
des politiques culturelles.
« Je pense que nous courons au désastre, a dit George Miller.
Dans 10 dix ans, avec le recul, nous allons dire : my God, comment avons-nous
pu être aussi crédules ! » (notre traduction)
Le lauréat du prix du meilleur acteur, David Winham, a confié
à lauditoire quil se sentait « extrêmement
privilégié de recevoir ce prix pour avoir incarné
un personnage sexprimant avec un accent australien, dans un décor
australien, dans un film australien. Et jespère, a-t-il
ajouté, jespère que la culture australienne est
bien défendue dans les négociations actuelles avec les
États-Unis, afin que nos voix, nos personnages et nos propres
histoires continuent dêtre vus et entendus sur les petits
et les grands écrans, au bénéfice de toutes les
générations à venir. Et la seule façon dy
arriver, cest que la culture, cette chose qui nous définit
comme Australiens, soit retirée de la table des négociations.
» (notre traduction)
Faire de cette soirée de remise de trophées à la
télévision une tribune pour alerter lauditoire du
risque que court la culture dans les négociations de libre-échange
nétait que la partie la plus visible dune large campagne
qui a été mise en branle il y a un an, lorsque 17 organisations
représentant les artistes et professionnels de tous les grands
secteurs de la culture australienne livre, musique, théâtre,
cinéma, télévision et nouveaux médias
se sont rassemblées pour fonder la Coalition australienne pour
la diversité culturelle.
La mobilisation du milieu culturel australien pour mettre sur pied la
Coalition et entreprendre une campagne pour défendre le droit
du pays de détablir ses politiques culturelles a commencé
un an auparavant, presque jour pour jour, au moment du lancement des
négociations entre les États-Unis et lAustralie
en vue dun traité de libre-échange.
En face dun gouvernement apparemment résolu à obtenir
à tout prix un plus large accès au marché américain
pour ses produits agricoles, quitte pour y arriver à faire des
concessions sur la culture et notamment, accepter de prendre
lengagement de maintenir le statu quo en matière de politiques
culturelles, renonçant ainsi à ses prérogatives
dadopter des mesures réglementaires sur les nouveaux médias
à lavenir , les organisations membres de la Coalition
australienne ont monté une campagne exemplaire pour sensibiliser
les milieux politiques, les médias et le public en général
et obtenir leur appui à la position de la Coalition, à
savoir que la culture soit complètement exemptée de laccord
de libre-échange. Cette campagne comportait notamment les éléments
suivants:
-
Des
rencontres régulières avec les responsables chargés
des négociations commerciales pour le gouvernement australien,
ainsi quavec les fonctionnaires des ministères du commerce
et de la culture du pays.
-
Des
présentations et des notes dinformation à lintention
des comités du Sénat et dautres corps législatifs
pour analyser et commenter la position australienne dans les négociations.
-
Des
correspondances écrites et des rencontres avec des membres
du Parlement, des leaders de lOpposition et des personnes clés
du gouvernement australien comme le ministre du Commerce Mark Vaile
et le premier ministre John Howard.
-
Des
campagnes de communications auprès des membres des organisations
professionnelles, visant à sensibiliser individuellement les
artistes et les professionnels de la culture et à les inciter
à soulever la question auprès des représentants
politiques et des médias de leur région.
-
Des
interventions médiatiques tirant parti du prestige dartistes
renommés comme les acteurs Brian Brown et Geoffrey Rush et
le réalisateur Gillian Armstrong, afin déclairer
le plus possible lopinion publique sur ce qui est jeu dans les
négociations commerciales.
-
Des
initiatives pour obtenir lappui de professionnels de la culture
à travers le monde, notamment par des déclarations de
soutien de la part dorganisations internationales représentant
des réalisateurs et scénaristes, ainsi que des lettres
dappui dacteurs, décrivains et de larges
coalitions dartistes et de professionnels de la culture du Canada,
du Chili, du Royaume-Uni et de plusieurs autres pays à travers
le monde.
Au moment dachever la rédaction de cet article, les pourparlers
nétaient pas encore arrivé à leur conclusion
et le résultat final concernant la culture demeurait toujours
incertain. Bien quon ait décidé de faire passer
les pourparlers en mode accéléré, les négociateurs
des deux pays nont pu réaliser leur objectif de conclure
un accord au cours des dernières séances de négociation
au début de décembre. Par conséquent, une ronde
supplémentaire de négociations est prévue à
la mi-janvier à Washington.
De même que pour plusieurs autres négociations bilatérales
conduites par les États-Unis, plus les pourparlers se prolongent
plus leur déroulement risque dêtre entravé
par la campagne électorale aux États-Unis lautomne
prochain, et donc retardés jusquen 2005.
Entre-temps, les organisations culturelles australiennes resteront sur
un pied dalerte, espérant réussir en définitive
à persuader le gouvernement Howard de limportance de conserver
la capacité de lAustralie dajuster ses politiques
culturelles - ou den adopter de nouvelles à lavenir
afin de préserver un espace pour les productions australiennes
sur le marché domestique. La victoire est encore loin dêtre
acquise, mais il ne fait pas de doute que les organisations culturelles
australiennes ont réussi à propulser la question des politiques
culturelles à la une des médias et au coeur du débat
politique suscité par laccord de libre-échange.
Quelques mois seulement après le début de la campagne,
un sondage montrait en effet que plus de 70 % des Australiens sopposeraient
à laccord de libre-échange sil devait entraîner
une diminution des émissions de télévision et des
films australiens sur leurs écrans.
Pour plus dinformations sur la campagne de la Coalition australienne
(et pour accéder au matériel de communications qui a été
produit), on peut consulter les sites Internet suivants de trois organisations
membres de la coalition :
- Australian Writers'
Guild
- The
Australian Society of Authors
- The Australian
Screen Directors Association
On peut aussi aller sur Google
News Australia et une fois sur ce site, faire une recherche avec
les mots-clés « Australia U.S. Free-Trade Agreement ».
Les
Etats-Unis continuent de cibler le quota de films
coréens dans les salles de cinéma dans leur négociation
dun traité bilatéral sur les investissements avec
la Corée
La
Corée du Sud pourra-t-elle résister aux pressions des
États-Unis pour lamener à réduire le quota
de films coréens imposé dans les salles de cinéma?
La question reste en suspens. Et même si le Président de
la Corée a déclaré quil ny aurait pas
de changement unilatéral dans limmédiat, la communauté
cinématographique du pays considère que cette politique
de quotas est menacée comme jamais auparavant.
Linsistance des États-Unis pour que la Corée réduise
ou même abolisse le quota de 40 % établi pour la production
cinématographique nationale constitue une pierre dachoppement
majeur pour les deux pays dans la conclusion dun traité
bilatéral sur les investissements. Cette négociation en
cours depuis 1998, la Corée du Sud la voulue pour revitaliser
son économie défaillante et pouvoir sacheminer ensuite
vers un accord de libre-échange avec les États-Unis.
Dans les derniers mois, les négociateurs et fonctionnaires américains
ont accru la pression sur la Corée pour quelle diminue
notablement ou même élimine carrément le quota établi
; et des déclarations publiques à la fin doctobre,
par un conseiller du président Moo Hyun Roh, sur le fait que
le gouvernement était prêt à lâcher du lest
sur les quotas ont semé lalarme dans le secteur culturel
coréen.
Le 19 novembre, des représentants de la communauté cinématographique
coréenne ont rencontré le président Roh pendant
trois heures pour lexhorter à maintenir le quota. Selon
les rapports de cette réunion, le président Roh sest
dit convaincu que lindustrie du film pourrait atteindre un développement
durable sans dépendre des quotas, ajoutant toutefois que si lindustrie
du film était fortement opposée à des changements,
ceux-ci ne seraient pas imposés unilatéralement.
Avec le « Centre
pour la diversité dans les images animées »
à lavant-plan, les principales organisations représentant
la communauté cinématographique coréenne ont joint
les rangs dune alliance élargie, le « Comité
pour empêcher le traité Corée-USA et pour protéger
le quota cinématographique », et elles collaborent à
des activités conjointes avec divers groupes de la société
civile venant dautres secteurs dactivité.
Le Comité a aussi cherché à engager la discussion
avec des représentants de la MPAA (Motion Picture Association
of America) au sujet de la politique de quota et de son importance pour
lindustrie du film en Corée du Sud, mais la MPAA a obstinément
refusé le dialogue.
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Les organisations des professionnels de la culture au Maroc entreprennent
la formation dune Coalition pour la diversité culturelle
pour réclamer lexclusion de la culture
de laccord de libre-échange Etats-Unis-Maroc
Alors
que la négociation dun accord de libre-échange entre
les Etats-Unis et le Maroc approche de sa conclusion, les principales
organisations professionnels de tous les secteurs de la culture prévoyaient
tenir durant la semaine du 15 décembre une réunion durgence.
À lordre du jour de cette rencontre, la formation dune
Coalition marocaine pour la diversité culturelle, dont le premier
mandat serait de lancer une campagne blitz afin de réclamer que
la culture soit exclue des termes de laccord commercial Maroc-EU,
de sorte que le Maroc puisse ainsi préserver son droit fondamental
de maintenir ses politiques culturelles existantes et de mettre en uvre
les nouvelles politiques qui pourront savérer nécessaires
dans les années futures.
La rencontre prévue devait réunir notamment des dirigeants
des associations suivantes : le Groupement des auteurs, réalisateurs
et producteurs, le Syndicat national des professionnels du théâtre,
lUnion des écrivains du Maroc, le Syndicat libre des musiciens
marocains, le Syndicat national des artistes peintres et plasticiens,
lAssociation marocaine des professionnels du livre, la Chambre marocaine
des producteurs de films et lAssociation des réalisateurs
de la télévision marocaine.
Lancée en janvier dernier, la négociation dun accord
de libre-échange (ALE) entre le Maroc et les Etats-Unis devait
normalement se conclure lors de la sixième ronde des pourparlers
qui vient de dérouler à Washington du 1er au 8 décembre
dernier. Toutefois, selon la presse marocaine, il est apparu à
lissue de cette sixième ronde quil existait encore
plusieurs points de divergence entre les négociateurs marocains
et leurs homologues américains, notamment sur les questions concernant
lagriculture et les médicaments génériques.
Il semble maintenant assuré quune septième ronde de
négociations sera nécessaire en janvier 2004 pour tenter
de résoudre ces désaccords.
Profitant de ce répit, les organisations professionnelles réunies
au sein de la Coalition marocaine comptent établir un plan daction
qui comporterait notamment deux volets clés : dabord, une
série de rencontres avec les autorités politiques afin dobtenir
plus dinformations sur le statut de la culture dans les négociations
en cours et de faire valoir le point de vue des professionnels du milieu
culturel sur la nécessaire exclusion de la culture, et ensuite
une campagne dinformation auprès des médias.
Les organisations professionnelles comptent notamment rencontrer les ministres
de la Communication et de la Culture, Messieurs Nabil Benabdallah et Mohammed
Achaari, ainsi que le Ministre délégué aux Affaires
étrangères et la Coopération, responsable de la négociation
pour la partie marocaine, M. Taïeb Fassi Fihri.
De passage à Casablanca du 11 au 13 décembre dernier, le
Vice-président de la Coalition pour la diversité culturelle
du Canada, M. Robert Pilon, a pu sentretenir avec plusieurs dirigeants
dorganisations professionnelles marocaines et les assurer de lappui
du Comité international de liaison des coalitions pour la diversité
culturelle dans leur combat.
Création
au Burkina Faso de la 10ème coalition
pour la diversité culturelle
Plus
dune vingtaine dorganisations regroupant des professionnels
de tous les secteurs de la culture au Burkina Faso se sont réunies
les 1er et 2 décembre derniers à Ouagadougou pour fonder
la Coalition burkinabé pour la Diversité Culturelle.
La coalition burkinabé est la 10ème des coalitions dorganisations
de professionnels de la culture créées à ce jour
à travers le monde et la deuxième en Afrique. Elle joindra
les rangs du Comité international de liaison des Coalitions pour
la diversité culturelle, aux côtés des coalitions
dArgentine, dAustralie, du Canada, du Chili, de la Corée,
de la France, du Mexique, de la Nouvelle-Zélande et du Sénégal.
La fondation de la coalition burkinabé sest déroulée
dans le cadre dun "Atelier dinformation et de mise
en place dune coalition nationale pour la diversité culturelle",
auquel ont assisté près dune centaine de représentants
des associations professionnelles du monde la culture et des organisations
gouvernementales concernées. Parmi les membres fondateurs de
la coalition, on retrouve notamment lAssociation des Editeurs
du Faso, le Syndicat national des Artistes Musiciens, lUnion Nationale
des Cinéastes du Burkina, la Fédération des festivals
et Manifestations Culturelles du Burkina Faso, le Syndicat National
Autonome des Comédiens du Burkina, ou encore lAssociation
Nationale des Professionnels des Arts Plastiques.
Les organisations professionnelles participantes ont procédé
à ladoption des statuts de la Coalition burkinabé,
qui stipule notamment que la coalition est un regroupement dorganisations
(de personnes morales et non dindividus), représentant
toutes les catégories de professionnels (auteurs, artistes, producteurs,
promoteurs, diffuseurs, distributeurs, etc.) dans tous les secteurs
de la culture au Burkina (musique, arts visuels et vivants, cinématographie,
audiovisuel, cybernétique, lettres, festivals et manifestations
culturelles, etc.).
Dans ses statuts, la Coalition se donne notamment les objectifs suivants
au plan international : "Affirmer le droit des Etats de prendre
les mesures nécessaires pour sauvegarder et promouvoir leur culture;
refuser que les produits culturels soient traités comme des marchandises
ordinaires; se mobiliser en faveur de ladoption de la Convention
Internationale sur la diversité Culturelle par lUNESCO;
(
) uvrer pour les accords bilatéraux et multilatéraux
de coopération culturelle prennent en compte les besoins spécifiques
des pays en développement, notamment en matière de renforcement
des capacité humaines, techniques et financières."
Les organisations présentes à latelier ont également
procédé à lélection des membres du
Bureau exécutif de la Coalition. Le président élu
est Rasmané Ouédraogo, responsable du Syndicat National
Autonome des comédiens du Burkina. Comédien de cinéma
bien connu localement et internationalement, il a notamment fait partie
de la distribution du plus récent film du cinéaste burkinabé
Idrissa Ouédraogo, La Colère des dieux (2003), et il fut
membre du jury du festival International du Film francophone de Namur
(Belgique) en octobre dernier.
La cérémonie douverture de cet atelier fut présidée
par le Ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme du Burkina Faso,
M. Mahamoudou Ouédraogo. Dans son allocution, le ministre Ouédraogo
a affirmé que « tout Etat a le droit et le devoir de mener
une politique culturelle de son choix, hors de toute contrainte extérieure,
dans le respect des droits de l'homme et de la liberté dexpression
». Il a rappelé son engagement actif au sein du Réseau
international pour la politique culturelle (le réseau regroupant
plus de cinquante ministres de la culture à travers le monde)
et le soutien de son pays au projet de convention internationale sur
la diversité culturelle en voie délaboration à
lUNESCO.
Robert Pilon, Vice-président de la Coalition pour la diversité
culturelle du Canada, avait été invité, à
titre de représentant du Comité international de liaison
des coalitions, à présenter un exposé initial sur
le thème "La diversité culturelle : état des
lieux, enjeux, actions de lutte". Il a informé les participants
des derniers développements concernant le projet de convention
à lUNESCO et les négociations commerciales en cours,
insistant plus particulièrement sur le danger que représente
linclusion éventuelle de la culture dans les accords bilatéraux
de commerce. Robert Pilon a pu également sentretenir avec
le Ministre de la Culture, M. Mahamoudou Ouédraogo.
Rappelons que le Burkina Faso, un pays clé dAfrique de
lOuest dont la population sélève à
plus de 12 millions dhabitants, sera lhôte du prochain
Sommet des Chefs dEtat et de gouvernement de la Francophonie du
23 au 27 novembre 2004.
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Le
directeur général de lUNESCO
convoque la première réunion
dun Groupe dexperts chargé damorcer le travail
délaboration de la convention sur la diversité culturelle
À
la suite de la décision de la Conférence générale
de lUNESCO lui donnant le mandat délaborer une convention
sur la protection de la diversité des contenus culturels et des
expressions artistiques, le Directeur général Koïchiro
Matsuura a amorcé le processus en nommant les membres dun
Groupe dexperts, groupe qui sest immédiatement mis
à loeuvre lors dune première réunion
de quatre jours débutant à Paris le 17 décembre.
Les noms des membres du Groupe dexperts nont pas encore
été annoncés officiellement mais le comité
devrait se composer, semble-t-il, de 15 experts des quatre coins du
monde. Toutefois, selon Le
Devoir, un quotidien de Montréal, on retrouve parmi ces derniers
le Professeur Ivan Bernier, un spécialiste en droit international
de Québec, au Canada, qui a été lun des principaux
penseurs ayant uvré à la conception dun cadre
juridique possible pour une éventuelle convention.
En ouvrant les travaux du Groupe dexperts, le Directeur général
Matsuura a déclaré que les premiers travaux du comité
porteront sur la définition des objectifs et de la portée
de la convention internationale, sur lexploration de liens possibles
avec dautres instruments internationaux, notamment avec lAccord
général sur le commerce des services (AGCS) et lAccord
sur les Aspects des droits de propriété intellectuelle
qui touchent au commerce (ADPIC) à lOMC, ainsi que sur
les mécanismes de coopération et de développement
international qui pourraient être associés à la
convention.
Dans un communiqué
de presse émis à loccasion de la réunion
des experts, M. Matsuura a précisé quune fois obtenue
lautorisation du Conseil exécutif, interviendra «
la seconde phase, celle de la discussion intergouvernementale, où
tous les Etats membres sont invités à apporter leur point
de vue et à participer à lélaboration véritable
de lavant-projet ».
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Le
réseau des ministres de la culture continue à uvrer
au soutien de la Convention sur la diversité culturelle
à loccasion dune rencontre à Paris en décembre
Des
responsables gouvernementaux de quelque 15 pays membres du Réseau
international sur la politique culturelle (RIPC - le réseau
informel des ministres de la culture) se sont réunis les 11 et
12 décembre, à Paris, pour participer à une rencontre
informelle du Groupe de travail du RIPC sur la diversité culturelle
et la mondialisation.
Lobjectif de cette rencontre était dexplorer les
activités que le Groupe de travail pourrait entreprendre au cours
de la prochaine année, en accord avec le mandat établi
par les ministres de la culture lors de leur rencontre annuelle à
Opatija, en Croatie, en octobre dernier, notamment dans la déclaration
émise par les ministres à la clôture de la rencontre.
Qualifiée de séance de brainstorming, la réunion
de Paris devait servir à préparer une rencontre plus formelle
prévue pour la fin janvier 2004, à linvitation du
ministère de la Culture de Suisse, et dont lobjectif sera
de parachever le plan de travail pour 2004 jusquà la tenue
de la 7e réunion ministérielle annuelle prévue
en Chine à lautomne prochain.
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Le
Secrétaire général de la Francophonie, M. Abdou
Diouf,
reçoit une délégation de représentants
des Coalitions pour la diversité culturelle
Une
délégation du Comité international de liaison des
coalitions pour la diversité culturelle, composée de huit
représentants des coalitions de France, du Canada et du Sénégal,
a tenu une rencontre avec le Secrétaire général
de lOrganisation
internationale de la Francophonie (OIF), M. Abdou Diouf, à
Paris, au siège de lOIF, le 26 novembre 2003.
La réunion, très fructueuse, avait pour but de permettre
aux participants de faire le point sur lévolution du dossier
culture/commerce international au lendemain de la décision, en
octobre dernier, de la Conférence générale de lUNESCO
daller de lavant dans lélaboration dune
convention internationale sur la diversité culturelle.
LOIF, qui regroupe 56 pays ayant le français en partage,
a joué un rôle déterminant dans les avancées
remarquables réalisées dans le dossier de la diversité
culturelle au cours des dernières années. À cet
égard, il faut plus particulièrement rappeler que les
déclarations finales des deux derniers sommets des chefs dEtats
et de gouvernement de la Francophonie, à Moncton au Canada en
(septembre 1999) et à Beyrouth au Liban (octobre 2002), comportaient
un appui ferme à la création dun nouvel instrument
juridique international contraignant sur la diversité culturelle,
ainsi quun appel pressant à tous les pays membres les enjoignant
de sabstenir de prendre des engagements de libéralisation
pouvant affecter le domaine de la culture dans le cadre de la négociation
daccords de commerce international. Le prochain Sommet de la Francophonie
se tiendra au Burkina Faso, en Afrique, du 23 au 27 novembre 2004.
Ancien Président du Sénégal de 1981 à 2000,
M. Abdou Diouf, a assumé la fonction de Secrétaire général
de lOIF en 2002. Par ses interventions dans plusieurs forums internationaux
et les multiples rencontres quil a tenues avec les autorités
politiques des pays membres de lOIF, M. Diouf a contribué
largement à convaincre un grand nombre de pays de soutenir en
octobre dernier la résolution visant à engager lUNESCO
dans lélaboration de la convention sur la diversité
culturelle.
Au cours de la réunion, les représentants du Comité
de liaison ont fait connaître au Secrétaire général
leurs trois grandes priorités dici à la prochaine
Conférence générale de lUNESCO à lautomne
2005 : faire valoir auprès de lUNESCO le point de vue des
organisations représentants les professionnels de la culture
quant au contenu de la future convention, uvrer dans tous les
forums pertinents à rallier la majorité des deux tiers
des pays membres de lUNESCO nécessaire à ladoption
de la convention et, finalement, poursuivre systématiquement
leurs efforts afin de convaincre les pays engagés dans des négociations
commerciales de sabstenir de prendre des engagements de libéralisation
dans le domaine de la culture.
De son côté, le Secrétaire général
Diouf sest réjoui de la création à ce jour
de dix coalitions pour la diversité culturelle et a encouragé
vivement les représentants du Comité de liaison à
susciter la création de tels regroupements dorganisations
professionnelles dans le plus grand nombre de pays possible. Il a également
prié avec insistance les coalitions de faire valoir le point
de vue des professionnels de la culture sur le contenu de la convention
avec encore plus de vigueur. Enfin, il leur a demandé de demeurer
particulièrement vigilant à légard dengagement
de libéralisation concernant la culture dans le cadre des négociations
commerciales en cours ou à venir.
Le Comité de Vigilance pour la diversité culturelle (coalition
française) était représenté par Messieurs
Olivier Carmet, Directeur général de la SACD, Gilles Katz,
du Syndicat français des réalisateurs, Jean-Pierre Moreux,
du Syndicat français des artistes-interpètes, ainsi que
par Mesdames Catherine Blache, du Syndicat national de l'édition,
et Débora Abramowicz, Directrice des affaires internationales
de la SACD; la représentation de la Coalition pour la diversité
culturelle du Canada était assurée par Messieurs Pierre
Curzi, Président de lUnion des Artistes et Coprésident
de la coalition, et Robert Pilon, Vice-président exécutif
de la coalition; enfin, la Coalition sénégalaise pour
la diversité culturelle était représentée
par son Secrétaire général, M. Ndiawar Mboup de
lAssociation des métiers de la musique du Sénégal.
Du côté de lOIF, le Secrétaire général
Abdou Diouf était accompagné de M. Roger Dehaybe, Administrateur
général de lAgence intergouvernementale de la Francophonie
(opérateur principal de lOIF), Madame Catherine Tasca,
Conseiller dÉtat en service extraordinaire, ainsi que par
Messieurs Bernard Petterson, Directeur de la culture et du patrimoine,
Patrice Burel, conseiller spécial de M. Dehaybe et Christopher
Malone, Conseiller Coopération au cabinet de M. Diouf.
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Des
représentants des coalitions
participent à une conférence sur la diversité culturelle
à lors de la Foire du livre de Guadalajara au Mexique
Plusieurs
représentants des coalitions sur la diversité culturelle
- de lArgentine, du Chili, du Mexique et du Canada - ont été
invité à participer à une conférence de
deux jours sur la diversité culturelle tenue du 30 novembre au
1er décembre à Guadalajara au Mexique, dans le cadre de
la Foire du livre de cette ville, la plus importante foire du livre
en Amérique Latine.
Cette Rencontre sur la diversité culturelle était organisée
conjointement par la Foire du livre et par le gouvernement du Québec.
Le Québec était cette année linvité
dhonneur de la Foire de Guadalajara.
Dans une allocution prononcée à la clôture de la
rencontre, Mme Line
Beauchamp, ministre de la Culture et des Communications du Québec,
a insisté sur limportance de « demander aux pays
qui sengagent dans des négociations commerciales de faire
preuve de prudence et de préserver leur capacité dintervenir
pour soutenir la culture, en attendant ladoption dune Convention
par lUNESCO, à lhorizon 2005 ».
Les représentants des coalitions qui ont participé à
un atelier portant sur la campagne pour la diversité culturelle,
et plus particulièrement sur le rôle des organisations
de professionnels de la culture dans ce débat, comprenaient Gabriel
Larrea Richerand, du Mexique, Julio Raffo, de lArgentine, Juan
Carlos Saez Contreras, du Chili, ainsi que léditeur québécois
Gilles Pellerin et Pierre Curzi, coprésident de la Coalition
pour la diversité culturelle du Canada.
Dans leurs déclarations, les représentants de la coalition
ont souligné les points suivants :
-
Limportance
de mettre en place, sous légide de lUNESCO, une
solide convention internationale sur la diversité culturelle;
une convention qui soit un véritable traité, avec une
articulation appropriée aux autres accords internationaux existants,
notamment avec les accords commerciaux de lOMC.
-
La
nécessité de mettre en place des mécanismes permettant
une consultation pleine et entière avec les organisations représentant
les artistes et tous les professionnels de la culture pendant le processus
délaboration du traité.
-
La
nécessité que les pays sabstiennent à tout
prix de prendre des engagements de libéralisation en matière
de culture dans la négociation daccords commerciaux pendant
le processus délaboration de la convention.
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Le
milieu brésilien du cinéma braque les projecteurs
sur la diversité culturelle et apporte son soutien au projet
dune Convention sur la diversité culturelle à lUNESCO
Le
rôle du Brésil dans le débat sur la diversité
culturelle a été lun des thèmes principaux
du cinquième Congrès
brésilien du cinéma, tenu à Fortaleza, sur
la côte nord du Brésil, du 30 novembre au 4 décembre
dernier.
Cette rencontre, qui rassemble des représentants de plus de 40
organisations professionnelles de lindustrie du cinéma
au Brésil, se tient tous les deux ans. Cette année, le
Congrès a réuni une centaine de professionnels du secteur,
ainsi que des dirigeants dorganismes gouvernementaux et des représentants
du ministère de la Culture.
Le 1er décembre, le Congrès a tenu un colloque sur lélaboration
à lUNESCO dune convention sur la diversité
culturelle, sur les pressions quexercent les négociations
commerciales sur le secteur audiovisuel et sur les répercussions
qui sen suivent pour le cinéma brésilien.
Edgard Telles Ribeiro, directeur de la Direction culturelle du ministère
des relations extérieures, et Leopoldo Nunes, directeur de cabinet
du Ministre de la Culture Gilberto Gil, sont intervenus au nom du gouvernement
brésilien. Ils ont été accompagnés à
la tribune par Jom Tom Azulay, surintendant de la planification stratégique
à lagence étatique du film brésilien Ancine,
par Marcio Guimaraes, du consulat de France, et par la productrice indépendante
Debora Peters, tous membres du Groupe de travail sur la diversité
culturelle du Congrès brésilien du cinéma. Jim
McKee, de la Coalition pour la diversité culturelle du Canada,
a aussi participé à cet atelier, en prenant la parole
au nom du Comité international de liaison des coalitions sur
la diversité culturelle.
Le ministre brésilien de la Culture sest adressé
à nouveau aux participants au cours des cérémonies
de clôture du congrès, réitérant son soutien
ferme au mouvement pour la diversité culturelle.
Sous la houlette du ministre Gil, le Brésil a apporté
un appui important à la convention sur la diversité culturelle
durant le débat qui a eu cours lors de la Conférence générale
doctobre dernier. De par sa position de chef de file à
la fois en Amérique du Sud et dans les pays en développement,
le Brésil est considéré comme un joueur clé
pour la suite du débat.
Et il le sera dautant plus quil est un grand producteur
duvres audiovisuelles, notamment pour la télévision.
Le cinéma brésilien aussi saffiche en nette ascension
ces derniers temps.
Dans la déclaration finale du congrès, on a souligné
limportance de la question de la diversité culturelle dans
les termes suivants:
« Considérant la nécessité pour le Brésil
de saligner en définitive avec la position défendue
par lUnion Européenne, les pays iberoaméricains
et dautres pays, notamment le Canada, concernant la question de
la défense de la diversité culturelle dans les forums
multilatéraux de commerce, en particulier à lOMC
et dans les négociations en cours pour la ZLEA, le Vème
Congrès brésilien du Cinéma réaffirme la
nécessité que le Ministère de la Culture, de concert
avec le Ministère des Affaires Etrangères, entreprenne
les actions nécessaires pour que le Brésil consolide sa
position à leffet de sabstenir de faire des offres
douverture de marché, tout autant que des demandes douverture
de marché à dautres pays, jusquà ce
que soit conclu le Traité international de lUNESCO sur
la diversité culturelle, comme le réclament ces pays.
»
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Table
ronde franco-allemande sur la diversité culturelle,
Sarrebruck 20 et 21 novembre 2003
Les
gouvernements allemand et français ont décidé à
loccasion du 40ème anniversaire du Traité de lElysée
célébrant la coopération entre les deux nations
duvrer en étroite concertation à lélaboration
dune convention internationale sur la diversité culturelle
à lUNESCO.
Afin de faire progresser la réflexion commune, favoriser des
positions franco-allemandes et rapprocher les représentants politiques
et de la société civile de ces deux pays, les gouvernements
français et allemand ont organisé conjointement à
Sarrebruck une table
ronde sur la diversité culturelle les 20 et 21 novembre 2003,
en présence de Mme Christina Weiss, Ministre déléguée
du gouvernement fédéral dAllemagne pour la culture
et les médias et M. Jean-Jacques Aillagon, Ministre français
de la Culture et de la Communication.
Cette table ronde se décomposait en trois ateliers thématiques
:
- Diversité culturelle et patrimoine culturel, présidé
par M. Mounir Bouchenaki, Sous-directeur général pour
la culture de lUNESCO ;
- Diversité culturelle et intégration européenne,
présidé par Mme Nele Hertling, Présidente du Haut-conseil
culturel franco-allemand ;
- Diversité culturelle et mondialisation maîtrisée,
présidé par M. Jean Musitelli, Conseiller dEtat
et ancien représentant permanent de la France auprès de
lUNESCO.
En présence dune centaine de participants, les débats
riches et fructueux ont célébré la coopération
franco-allemande sur ce dossier. M. Hans-Heinrich Wrede, représentant
permanent de lAllemagne auprès de lUNESCO et nouveau
Président du Conseil exécutif a assuré les deux
gouvernements quil veillerait de très près aux avancées
du processus de préparation de la convention sur la diversité
culturelle pour que celle-ci soit prête pour une adoption par
la Conférence générale en 2005.
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La
Foire internationale du livre de Dakar se déroule
sous le thème de la diversité culturelle -
Participation de représentants
des coalitions du Sénégal, du Chili et du Canada
La
9ème édition de la Foire internationale du livre et du
matériel didactique de Dakar (FILDAK) sest déroulée
du 4 au 9 décembre dernier sous le thème général
de "Littératures nationales et Diversité culturelle".
Louverture officielle de la FILDAK, lune des plus importantes
foires du livre en Afrique, a été présidée
par le Président du Sénégal Abdoulaye Wade. Des
ministres du gouvernement sénégalais ont également
présidé différents forums et table rondes qui se
sont déroulés au cours de la FILDAK, notamment le Ministre
des Affaires Etrangères, Cheik Tijane Gadio, et la Ministre de
la Culture Safiatou Ndiaye Diop.
À linvitation des organisateurs de la FILDAK, trois représentants
de coalitions nationales pour la diversité culturelle ont participé
à une table ronde internationale le 5 décembre, soit Sawalo
Cissé, Président de la coalition du Sénégal,
Paulo Slachevsky, Président de lAssociation des éditeurs
indépendants du Chili et de la coalition chilienne et Robert
Pilon, Vice-président exécutif de la coalition canadienne.
Deux autres représentants dassociations membres de la coalition
sénégalaise, Alioune Badara Bèye, Président
de lAssociation des Ecrivains sénégalais, et Madieyna
Ndiaye, Président de lAssociation sénégalaise
des Editeurs, sont intervenus au cours dune autre table ronde
portant sur "Lédition, la co-édition, la distribution".
Au cours de son séjour à Dakar, Robert Pilon, représentant
du Comité international de liaison des Coalitions pour la diversité
culturelle, sest également entretenu de lévolution
du dossier de la diversité culturelle avec plusieurs acteurs
clés du monde la culture, notamment avec la Ministre de la Culture,
Safiatou Ndiaye Diop, Moustapha Tambadou, Conseiller technique auprès
de la ministre, Abdou Aziz Dieng, Président de lAssociation
des Métiers de la Musique du Sénégal, Clarence
Delgado de lorganisation Cinéastes Sénégalais
associés et Ndiawar Mboup, Secrétaire général
de la Coalition nationale pour la diversité culturelle du Sénégal.
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Coalitions
en Mouvement est publié par le Secrétariat du Comité
de liaison international des coalitions pour la diversité culturelle
(CLI).
Coalitions membres:
Argentine,
Australie, Burkina Faso,Canada, Chili,
Corée, France, Mexique, Nouvelle-Zélande, Sénégal.
154,
avenue Laurier Ouest, Bureau 240
Montréal, Québec, H2T 2N7
Tél.
(514) 277-2666
Télec. (514) 277-9994
www.comitedevigilance.org
courriel:
Rédacteur
en chef : Jim McKee
Avec la contribution de : Robert Pilon,
Mélanie Marron, Sylvie Riendeau,
Cécile Despringre, Bruno
Bettati.
Vous
êtes intéressés à réunir les organisations
représentant des professionnels de la culture dans votre pays
afin de former une coalition pour la diversité culturelle?
Pour
toute assistance, veuillez prendre contact avec le Secrétariat
du Comité international de liaison des coalitions pour la diversité
culturelle. mckee@cdc-ccd.org
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