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Faits saillants : |
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Les
membres de lUNESCO donnent le feu vert Lors de la séance de clôture de la Conférence générale de lUNESCO, le 17 octobre, les 191 États membres ont adopté une résolution qui donne au directeur général le mandat délaborer une convention internationale sur la diversité culturelle. La résolution a reçu lapprobation finale à la séance plénière de clôture à la suite du consensus obtenu lors des délibérations de la Commission IV (Culture), le 13 octobre. Des représentants de plus de 80 États membres ont pris la parole lors de ces délibérations, et 90 % dentre eux ont apporté leur appui à la résolution. Les débats de lUNESCO, dhabitude fort modérés, ont donné lieu cette fois à de vives discussions, ponctuées dapplaudissements spontanés (fait inusité dans cette assemblée) quand des représentants dÉtats membres se prononçaient fermement en faveur de lélaboration dune convention. Ces fortes manifestations dappui à la convention auraient, semble-t-il, contribué à convaincre les États-Unis, qui sopposaient au projet, de retirer la contre-proposition quils avaient déposée, laquelle aurait eu pour effet de différer indéfiniment lélaboration de la convention et dassurer que la convention soit clairement subordonnée aux accords de lOMC et aux autres accords internationaux de commerce. Au cours du débat, plusieurs pays dont la position sur la convention nétait toujours pas claire dans les jours précédant la Conférence générale se sont finalement déclarés en faveur de la convention. Ce fut le cas, entre autres, de lArgentine, du Brésil et de la Corée. Des représentants gouvernementaux participant aux délibérations de lUNESCO ont signalé que laction des coalitions sur la diversité culturelle avait eu une influence positive sur la position finale de ces pays. Le prochain numéro de Coalitions en mouvement portera sur le processus délaboration de la convention à lUNESCO notamment sur les options possibles pour le calendrier des travaux devant conduire à ladoption dun projet de texte par la Conférence générale et examinera de quelle façon les organisations représentant les professionnels de la culture pourraient faire valoir leurs vues dans le cadre de ce processus. Cela dit, le Directeur général de lUNESCO Koïchiro Matsuura est censé amorcer le processus en procédant à la nomination dun comité dexperts chargé dentreprendre la rédaction effective du traité. Ce comité dexperts pourrait se mettre à luvre dès le mois de décembre. Une question importante qui se pose pour les organisations représentant les artistes et les autres professionnels du secteur culturel est de voir comment le processus de lUNESCO pourra assurer leur participation. Cette
dernière préoccupation a été au cur
dune rencontre informelle de 90 minutes tenue le 22 octobre, réunissant
Katerina Stenou, Directrice de la Division des politiques culturelles
et du dialogue interculturel à lUNESCO, Pierre Curzi, coprésident
de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle, Robert
Pilon, vice-président exécutif de la Coalition canadienne,
et Cécile Despringre, du Comité de Vigilance français
pour la diversité culturelle. La réunion a comporté
notamment un examen des propositions que les coalitions avaient présentées,
la semaine précédente, aux ministres de la culture du Réseau
international sur la politique culturelle (RIPC).
Le
réseau des ministres de la culture (RIPC) a tenu sa sixième
réunion annuelle en Croatie ; une délégation des
coalitions propose aux ministres une
action conjointe
en faveur de la convention Une délégation de cinq personnes du Comité international de liaison des coalitions pour la diversité culturelle a rencontré des ministres de la culture du RIPC, le 17 octobre à Opatija, en Croatie, afin dexplorer les avenues de collaboration possibles entre les coalitions et les ministres pour faire avancer la campagne visant à nous assurer dune convention solide et efficace sur la diversité culturelle. Comme lUNESCO est en voie dentreprendre lélaboration dune convention sur la diversité culturelle une initiative que les ministres de la culture du RIPC ont promue via leur Groupe de travail sur la diversité culturelle et la mondialisation , la délégation des coalitions a proposé trois axes de collaboration entre les ministres et les neuf coalitions pour la diversité culturelle existantes :
Dans la déclaration émise à la fin de leur rencontre, les ministres de la culture ont « souligné limportance de poursuivre le dialogue entre la société civile et les gouvernements dans lintérêt de la préservation et de la promotion de la diversité culturelle », et ils ont chargé le Groupe de travail sur la diversité culturelle et la mondialisation dexplorer les façons dassurer la participation continue des organisations de la société civile au processus délaboration de la convention. La présentation du point de vue des coalitions a été faite par Pierre Curzi, acteur réputé (Les Invasions barbares) et coprésident de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle, Ndiawar Mboup, directeur général de lAssociation des métiers de la musique au Sénégal et secrétaire général de la Coalition sénégalaise pour la diversité culturelle, et Gi Hwan Yang, directeur exécutif de la Coalition coréenne pour la diversité culturelle et Directeur général de la Coalition pour la diversité culturelle dans les images animées. Un total de 16 ministres de la culture ont participé à cette réunion - dont 13 membres du RIPC et trois ministres invités venant dInde, dIran et de Serbie-Monténégro - ainsi que des représentants de 13 autres pays membres. Le réseau RIPC des ministres de la culture, établi en 1998 par la ministre de Patrimoine canadien Sheila Copps, sest fait le champion de la création dune convention internationale sur la diversité culturelle. Les réunions ministérielles précédentes du RIPC ont eu lieu au Canada, au Mexique, en Grèce, en Suisse et en Afrique du Sud. La réunion de 2004 se tiendra en Chine. Faisaient partie
également de la délégation des coalitions, lors
de la rencontre dOpatija, Ho Jun Lee, responsable des relations
internationales pour la Coalition coréenne, et Jim McKee, le
directeur des relations extérieures de la coalition canadienne.
La
Coalition coréenne se prépare à accueillir Le directeur exécutif de la Coalition coréenne pour la diversité culturelle, Gi Hwan Yang, a profité de la rencontre des coalitions avec les ministres de la culture du RIPC pour annoncer lintention de la coalition coréenne daccueillir les Troisièmes rencontres internationales des organisations professionnelles de la culture, lan prochain à Séoul, en Corée du Sud. M. Yang a informé les ministres que les troisièmes rencontres devraient fort probablement se tenir vers la fin du premier trimestre 2004, ajoutant que la Coalition coréenne espérait être en mesure dinviter des organisations représentant des professionnels de la culture de plus de 50 pays à prendre part à ces rencontres. Les
Rencontres de Séoul feront suite aux Deuxièmes rencontres
internationales tenues à Paris en février dernier. Organisées
par le Comité de Vigilance pour la diversité culturelle
(France), avec la collaboration de la Coalition canadienne pour la diversité
culturelle, les rencontres de Paris avait rassemblé des représentants
de plus de 125 organisations professionnelles provenant de 30 pays.
La Première rencontre des professionnels de la culture a eu lieu
à Montréal, en septembre 2001.
LInternational
Affiliation of Writers Guilds Au moment où les négociations entre les gouvernements australien et américain pour un accord bilatéral de libre échange arrivent à une étape cruciale, le secteur culturel australien a obtenu un appui international important dans sa lutte pour obtenir que la culture soit exclue totalement de laccord de libre échange. Cet appui est venu sous forme dune résolution adoptée par lInternational Affiliation of Writers Guilds (IAWG) qui comprend notamment les sections Est et Ouest de la Writers Guild of America (WGA) lors de la réunion annuelle de lorganisme qui sest terminée le 10 octobre à Toronto, au Canada. À cette réunion de Toronto, lIAWG a adopté une résolution comportant les affirmations clé suivantes : « LIAWG reconnaît quun engagement envers la diversité culturelle et la promotion dindustries de production nationales dynamiques peut aller de pair avec un engagement en faveur du libre échange, ainsi qu'on le constate en pratique. « LIAWG soutient le droit de tous les gouvernements dintervenir à légard de la promotion de la production et des industries culturelles nationales, et elle exhorte tous les gouvernements à préserver ces droits. « À cette fin, lIAWG soutient sans équivoque le droit de toutes les instances gouvernementales australiennes de légiférer sur les industries du film, de la télévision, de la radio, du théâtre et des nouveaux médias, quelque soit les modes de distribution, modes de distribution existants ou qui peuvent exister dans le futur. » (notre traduction) LInternational Affiliation of Writers Guilds regroupe les deux guildes américaines (WGA East et WGA West), les guildes de Grande-Bretagne (WGGB), dAustralie (AWG), de Nouvelle-Zélande (NZWG), dIrlande (IPSG) et du Canada (WGC), ainsi que la Société des auteurs de radio, télévision et cinéma du Québec (SARTEC). « La résolution démontre bien quil existe des points de vue différents sur cette question au sein de lindustrie de lentertainment aux Etats-Unis et la Guilde australienne est très heureuse davoir obtenu lappui des membres américains de lIAWG» (notre traduction), a déclaré Megan Elliott, directrice exécutive de la Guilde australienne. Lappui de lIAWG intervient à un moment crucial dans les négociations bilatérales entre lAustralie et les États-Unis. À loccasion dune visite du président George W. Bush en Australie, durant la semaine du 22 octobre, la presse a rapporté que le Premier ministre australien, John Howard, avait affirmé que son gouvernement était prêt à faire preuve de souplesse à légard des intérêts américains dans le domaine du film et de la télévision. Cette déclaration contredisait les assurances données auparavant par des responsables gouvernementaux sur le fait que lAustralie nabandonnerait pas son droit de réglementer les industries culturelles. Laffaiblissement apparent de la position australienne a suscité une réaction rapide de toutes les grandes associations professionnelles australiennes représentant les scénaristes, réalisateurs, acteurs, techniciens et producteurs oeuvrant dans les secteurs du film et de la télévision, qui ont mobilisé leurs membres pour sopposer à toute concession sur la culture dans les négociations commerciales.
Des
représentants des coalitions participent à une conférence
Des représentants des coalitions du Sénégal, du Canada et de la Corée ont participé comme panélistes à la quatrième conférence annuelle du Réseau international pour la diversité culturelle (RIDC). Quelque 125 participants ont assisté à cette conférence organisée par le RIDC en partenariat avec le réseau Culturelink et dont le thème était « La diversité culturelle en marche à l'échelle planétaire: la société civile et ses regroupements ». Au cours de la conférence, Ndiawar Mboup, du Sénégal, et Jim McKee, du Canada (intervenant au nom du Comité international de liaison des coalitions pour la diversité culturelle), ont participé à un panel intitulé « Diverses coalitions », aux côtés de Jean Tardif, de Planetagora, et de Mireille Gagné, qui agissait à titre de modératrice. La conférence comportait aussi un exposé de Ki Taek Lee, conseiller spécial du président de la République de Corée en matière de culture et de société civile, qui a traité du rôle important que les politiques culturelles ont joué afin de promouvoir la diversité culturelle en Corée, ainsi que du travail essentiel accompli par la Coalition coréenne pour que la Corée conserve son droit détablir des politiques culturelles. La conférence sest tenue immédiatement avant la réunion annuelle des ministres de la culture du RIPC. Pour la quatrième année consécutive, une délégation du RIDC a rencontré les ministres du RIPC et leur a présenté la déclaration adoptée à lissue de la rencontre du RIDC ainsi quun rapport de ses activités.
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Coalitions
en Mouvement est publié par le Secrétariat du Comité
de liaison international des coalitions pour la diversité culturelle
(CLI). Argentine, Australie, Canada, Chili, Corée, France, Mexique, Nouvelle-Zélande, Sénégal. 154,
avenue Laurier Ouest, Bureau 240 www.comitedevigilance.org Rédacteur
en chef : Jim McKee
Vous êtes intéressés à réunir les organisations représentant des professionnels de la culture dans votre pays afin de former une coalition pour la diversité culturelle? Pour toute assistance, veuillez prendre contact avec le Secrétariat du Comité international de liaison des coalitions pour la diversité culturelle. mckee@cdc-ccd.org |
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