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Faits saillants :

 
 


Vol. 2, No. 1, Février 2004

Les Troisièmes Rencontres Internationales des organisations professionnelles de la culture auront lieu
en Corée du Sud, du 1er au 4 juin 2004

Près de 700 organisations représentant des artistes et autres professionnels de la culture provenant de plus de 90 pays à travers le monde seront invités à se rassembler à Séoul, en Corée du Sud, du 1er au 4 juin prochain, à l’occasion des Troisièmes Rencontres Internationales des organisations professionnelles de la culture.

L’événement se tiendra sous les auspices de la Coalition coréenne pour la diversité culturelle (KCCD), qui compte faire parvenir les invitations au cours du mois de février, alors qu’un programme détaillé des rencontres sera transmis aux invités au cours du mois de mars. Seront invités aux Rencontres de Séoul des délégués d’organisations professionnelles représentant des acteurs, des écrivains, des réalisateurs, des compositeurs et musiciens, des artistes visuels, des éditeurs, des producteurs indépendants de films, d’émissions télévisées et de disque, des radiodiffuseurs et des distributeurs.

Ces Troisièmes Rencontres se tiendront à un moment critique dans l’évolution du débat commerce-culture, car, s’il y a lieu d’être optimiste – notamment à la suite de la décision prise en octobre dernier par l’UNESCO, à sa Conférence générale, d’entreprendre l’élaboration d’une convention internationale sur la diversité culturelle –, la pression de plus en plus forte que les accords de commerce internationaux exercent sur la culture constitue, quant à elle, un sérieux motif de préoccupation.

En effet, tandis que les grande négociations régionales et internationales comme celles du cycle de Doha de l’OMC et de la Zone de libre-échange des Amériques progressent lentement, la culture se retrouve en jeu dans un nombre croissant de négociations bilatérales entreprises par les États-Unis avec plusieurs pays, notamment la Corée, le Maroc et des pays d’Afrique du Sud (Southern African Customs Union), pour ne nommer que ceux dont les négociations sont à un stade avancé.

Le processus lancé à UNESCO promet toutefois d’assurer la mise en place d’une convention ayant force de loi sur la scène internationale, d’un traité, qui réaffirmerait le droit souverain des pays de développer, de mettre en oeuvre et de maintenir des politiques propres à assurer un espace pour leurs cultures nationales.

Le défi maintenant, pour les organisations culturelles de tous les pays, est de soutenir ce processus – de veiller à ce que l’instrument qui en résulte soit une vraie convention, et non simplement une déclaration ou une recommandation, et de voir à ce que cette convention soit adoptée le plus tôt possible, idéalement en 2005.

Et comme le sort ultime de la convention sera décidé par les États membres de l’UNESCO, il est essentiel que les organisations professionnelles de la culture dans chaque pays se mobilisent et engagent le dialogue avec leurs gouvernements pour s’assurer que ces derniers soutiennent l’initiative. À cet égard, les organisations culturelles auront un impact maximum en regroupant leurs forces au sein de coalitions nationales.

La nécessaire mobilisation requise pour répondre à ces défis constituera le thème central des Troisièmes Rencontres Internationales de Séoul.

Les Rencontres de Séoul font suite aux Deuxièmes Rencontres Internationales des organisations professionnelles de la culture qui ont rassemblé à Paris, en février 2003, quelque 300 représentants de 125 organisations professionnelles venues de 30 pays. Les premières rencontres avaient eu lieu à Montréal (Canada), en septembre 2001. Plus de 100 représentants de 68 organisations professionnelles de la culture de 11 pays avaient alors entrepris d’examiner les meilleurs moyens de réagir aux pressions croissantes que les négociations commerciales exercent sur la culture.

Outre les délégués des organisations professionnelles de la culture, des personnalités politiques, des responsables gouvernementaux et divers représentants du milieu culturel seront aussi invités à titre d’observateurs.

La Coalition coréenne pour la diversité culturelle rassemble 16 organisations représentant des professionnels de tous les secteurs de la culture en Corée. Elle organise l’événement en étroite collaboration avec le Comité international de liaison des coalitions pour la diversité culturelle, qui réunit maintenant 11 coalitions à travers le monde : soit, en plus de la coréenne, celles de l’Argentine, de l’Australie, du Burkina Faso, du Canada, du Chili, de France, du Maroc, du Mexique, de la Nouvelle-Zélande et du Sénégal
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L’Australie et les États-Unis concluent un accord
de libre-échange : quel sort a-t-on réservé à la culture?

Le 8 février dernier, aux premières heures du jour, l’Australie et les États-Unis sont parvenus à la conclusion d’un Accord de libre-échange bilatéral après 14 jours consécutifs de négociations intensives entre le ministre du Commerce australien, Mark Vaile et le représentant des États-Unis pour le commerce extérieur, Robert Zoellick. Le sort réservé à la culture dans cette entente demeure cependant pour l’heure imprécis. Les deux parties ont aussitôt émis des communiqués de presse contradictoires, l’Australie affirmant qu’elle a préservé le droit de maintenir ses politiques culturelles existantes tout autant que d’en établir de nouvelles dans le futur, alors que les États-Unis affirment de leur côté qu’ils ont obtenu « un accès au marché sans précédent » pour leurs productions cinématographiques et télévisuelles.

Le texte officiel de l’accord ne devant être rendu public que dans quelques semaines, le milieu culturel australien se voit réduit pour l’instant à glaner des indices sur le sort réservé à la culture dans la série de fiches d’information sur les éléments clé de l’accord qui ont été publiés par le gouvernement australien. Ce que l’on peut présager de ces informations n’est pas de nature à rassurer. Car, s’il appert que l’Australie a préservé sa capacité de maintenir ses politiques culturelles existantes, il semble toutefois que sa marge de manoeuvre pour la mise en oeuvre de nouvelles politiques dans le futur, particulièrement concernant la télévision numérique et les nouveaux médias en général, soit extrêmement restreinte.

Les gouvernements des deux pays doivent ratifier l’accord pour que celui-ci ait force de loi et il est prévu que la question fasse l’objet d’un débat approfondi à la Chambre des communes et au Sénat australiens. Le sort réservé à la culture dans l’accord fera partie de ce débat. Et considérant les gains, de toute évidence modestes, obtenus par l’Australie en matière d’accès au marché américain pour ses produits agricoles - notamment pour le sucre -, on peut s’attendre à ce que les responsables du dossier pour les partis d’opposition remettent en question l’utilité de l’accord de libre-échange, même du point de vue du secteur agricole. Il s’avérera intéressant de voir l’impact de ce débat dans la mesure où l’on s’attend à la tenue d’élections en Australie avant la fin de l’année.

Le 10 février, les organisations représentant les acteurs, scénaristes, réalisateurs et producteurs de films et de programmes télévisés - tous membres de la Coalition australienne pour la diversité culturelle - ont émis un communiqué faisant état de leur inquiétude quant aux limitations que le gouvernement australien semble avoir acceptées concernant la préservation de son droit d’élaborer de nouvelles politiques culturelles dans le futur. Le débat est maintenant engagé. Les points saillants du communiqué de la coalition australienne suivent.

L’accord de libre-échange avec les États-Unis risque d’avoir un impact extrêmement négatif sur la culture australienne, ont affirmé aujourd’hui des représentants de l’industrie du film et de la télévision australienne.

À mesure que les détails de l’accord se font jour, l’industrie se dit profondément inquiète en constatant les contradictions entre les déclarations du gouvernement australien et celles de l’administration américaine.

« Cela va à l’encontre des assurances données par le gouvernement qui affirme avoir protégé notre droit de s’assurer d’un contenu local dans la programmation des médias australiens, tout en conservant le pouvoir de légiférer sur les nouveaux médias en émergence, notamment la télévision numérique et interactive », a déclaré Simon Whipp, directeur de la section Equity à la Media, Entertainment and Arts Alliance d’Australie. (...)

« En ce moment, le manque de détails sur l’entente est source de préoccupations pour l’industrie », ajoute Richard Harris, directeur général de l’Association des réalisateurs australiens (Screen Directors Association). « Pour les nouveaux médias, par exemple, on ne sait pas si le gouvernement a vraiment obtenu la flexibilité qu’il prétend avoir préservée ou s’il se verra contraint de devoir quémander l’approbation du gouvernement américain chaque fois qu’il voudra intervenir au nom des consommateurs australiens. » (...)

Simon Whipp a également critiqué le gouvernement de John Howard pour le manque de transparence des négociations : « Le gouvernement nous avait promis tout au long du processus de négociation qu’il consulterait l’industrie sur toute offre de libéralisation qu’il ferait aux États-Unis, et il a renié cet engagement.»

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Échos du Maroc ou ce qu’il en coûte
de soulever des questions sur la culture

Note de la rédaction : fondée en décembre dernier, la nouvelle Coalition marocaine pour la diversité culturelle a travaillé sans relâche pour attirer l’attention du gouvernement et du public sur l’importance pour leur pays de préserver sa capacité de maintenir des politiques culturelles tenant compte de l’imminence d’un accord de libre-échange avec les États-Unis. Le sort de la culture est de toute évidence une question cruciale dans les négociations en cours. Cependant, le gouvernement marocain a gardé jusqu’ici un silence presque absolu sur le sort réservé à la culture dans ces pourparlers.

Le 28 janvier, la Coalition marocaine, de concert avec d’autres groupes préoccupés par les négociations commerciales, avait prévu l’organisation d’un sit-in pacifique en face du Parlement national. Avant même que la manifestation ne débute – alors qu’il n’y avait que 30 personnes sur place attendant d’être rejoints par leurs collègues –, un groupe d’environ 200 policiers est accouru pour disperser à coups de matraque ce rassemblement. Nabil Ayouch, un réalisateur de films marocain renommé et l’un des fondateurs de la coalition marocaine, a été l’une des trois personnes blessées lors de cette action policière. Voici des extraits du compte rendu des évènements survenus au cours de cette journée du 28 janvier
:

Le 28 janvier 2004 restera une triste date dans l’histoire de notre pays. Ce pays qui réussit parfois à nous donner tant d’espoir, à nous donner la force de croire qu’un avenir meilleur est possible.

Le 28 janvier 2004, mes rêves ont été ébranlés...

Nous, professionnels de la Culture, associés aux médecins, pharmaciens, avions organisé un sit-in pour dire notre inquiétude quant aux négociations actuellement menées dans le cadre de l’accord de libre-échange entre le Maroc et les Etats-Unis. Nous y sommes allés pacifiquement –car nous aussi souhaitons que l’ordre et la sécurité règnent dans notre pays– pour remplir un devoir de citoyens, pour dire que cet accord peut représenter un grave danger pour notre avenir.

Avant d’avoir pu commencer à faire entendre notre voix, on nous est tombé dessus, à coups de matraques, avec une violence inexplicable. Ce soir-là, les CRS ne savaient pas que ce n’est pas seulement des hommes et des femmes qu’ils frappaient et qu’ils tentaient de faire taire, c’est l’identité du peuple marocain…

Car, cette culture que l’on est en train de céder comme une marchandise quelconque, dans le cadre de cet accord, c’est notre âme, c’est notre pluralité, notre diversité, que nous sommes précisément en train de redécouvrir. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui, aussi différents que nous soyons les uns des autres, nous sommes un peuple fier et uni autour d’une seule et même identité.

Je suis choqué.

Ce n’est pas tant la violence des coups que nous avons reçu ce soir-là qui me choque. C’est la haine et l’inconscience avec laquelle ces coups ont été donnés. Ce qui me choque, c’est que certains puissent prétendre que ce sit-in n’était pas autorisé, sans prendre la peine de préciser qu’il ne pouvait en être autrement puisque aucune autorisation de rassemblement n’est délivrée depuis plusieurs mois ? Ce qui me choque, ce sont les images d’un journal télévisé, brejnevien, montrant des CRS dialoguant gentiment avec quelques passants, avec une voix off informant qu’un sit-in a été dispersé dans le calme. Ce qui me choque, c’est le mutisme des autorités. Pas un mot, pas une excuse, pas un regret, exprimés. C’est définitivement la caution qu’il fallait aux CRS pour recommencer à matraquer, chaque fois que ce sera nécessaire.

Est-ce là le prix à payer de la soumission aux Américains ? …

Pourtant, certains membres du gouvernement ont, dès le départ, accepté de nous recevoir. Ils ont été surpris et ont partagé, avec nous, les inquiétudes que nous avons évoquées au sujet de cet Accord. Ils nous ont promis d’agir.

Depuis, les négociateurs marocains n’ont de cesse de nous rassurer en nous disant que la situation est sous contrôle. Le même discours qui revient sans cesse, comme une litanie, tenu à l’opinion publique, à la presse et aux parlementaires.

Mais, si la situation est véritablement sous contrôle, alors pourquoi refusent-ils de nous donner accès à la partie qui nous intéresse de cet accord ? Pourquoi l’information est-elle tenue secrète ?

Au lieu de tenter de nous rassurer sur des points de détails, que sont le maintien des subventions existantes, qu’ils nous répondent clairement sur l’essentiel.

C’est le droit du peuple marocain de savoir de quelle nationalité seront les images et les sons qu’on lui servira dans les décennies qui viennent. (...)

Ailleurs, on consulte les professionnels, on les informe, on les fait même parfois participer aux négociations. Ici, on leur refuse l’information et on les matraque. Triste image pour notre pays… (...)

Maintenant, le combat va continuer. Avant et après que cet accord soit signé. Les négociateurs marocains vont, eux aussi, continuer sur leur lancée, et -nous en sommes conscients- la partie n’est pas facile.

Mais ce qui restera, ce que l’Histoire et nos enfants retiendront dans 30 ou 50 ans, c’est la réalité de cet accord tel qu’il aura été signé et ses conséquences sur notre vie et notre peuple. (...)

Je ne souhaite qu’une chose. Que ceux qui négocient actuellement notre avenir et qui se regardent chaque matin dans leur glace, se souviennent, à chaque instant, qu’ils sont avant tout des citoyens marocains. Et qu’ils en restent fiers.


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Suivi de la résolution de la Conférence générale
de l’UNESCO
sur la convention
sur la diversité culturelle

Par Cécile Despringre, Coalition française pour la diversité culturelle

Dans un discours prononcé le 22 janvier 2004 lors d’une réunion d’information destinée aux membres du Conseil exécutif, M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO, a fait le point sur les suites qu’il a données à la résolution de la Conférence générale d’octobre l’invitant à préparer un avant-projet de convention sur la protection de la diversité des contenus culturels et des expressions artistiques et sur le calendrier de ces travaux.

Réunions d’experts indépendants

Comme nous l’avions indiqué dans le précédent numéro du Bulletin des Coalitions, le Directeur général a convoqué du 17 au 20 décembre 2003 une première réunion de treize experts universitaires, philosophes ou écrivains représentant une grande variété de conceptions et de profils scientifiques ainsi qu’une diversité géographique et culturelle. Selon le directeur général de l’UNESCO, « leurs débats ont été extrêmement riches et encourageants, démontrant une volonté commune d’imaginer des mesures aptes à préserver la diversité culturelle (…). Il reste que nombre de points sont encore à éclaircir, qu’il s’agisse des définitions, du champ d’application et des droits et obligations des Etats parties ».

C’est ainsi que le Directeur général envisage de convoquer une deuxième réunion de ce groupe d’experts vers la fin du mois de mars afin qu’ils mettent au point des propositions pour la formulation des articles clés d’un avant-projet de convention, articulé en cinq chapitres :

- objectifs
- champ d’application
- droit et obligations des Etats parties
- coopération internationale
- mécanismes d’application

Le Directeur général n’exclut pas qu’une troisième réunion de ce groupe soit nécessaire avant l’été pour qu’un canevas complet de texte soit élaboré.

Consultation de l’OMC, l’OMPI et la CNUCED

Le Directeur général a pris contact avec ces trois organisations mentionnées dans la résolution de la Conférence générale afin de les informer des décisions prises par la Conférence générale. Ces organisations ont répondu au Directeur général en lui faisant part de leur grande disponibilité à collaborer.

Ces organisations seront destinataires du rapport de la première réunion d’experts de décembre qui devrait être finalisé à la mi-février, mais le Directeur général ne leur demandera formellement leurs avis et commentaires que lorsque les experts auront abouti à des propositions concrètes pour un avant-projet de convention. Le Directeur général insiste pour qu’en tout état de cause, la consultation formelle des organisations internationales ait lieu avant le lancement de la phase de consultation intergouvernementale, afin que les Etats membres disposent de tous les éléments pertinents pour leur réflexion.

Consultation intergouvernementale

Le rapport de la première réunion du groupe d’experts de décembre sera distribué aux Etats membres à la mi-février mais ce n’est donc que lorsque les experts seront parvenus à des propositions complètes et que les organisations internationales auront fait part de leurs commentaires que le Directeur général de l’UNESCO envisage de passer à la phase de consultation intergouvernementale.

Dans la mesure où une troisième réunion du groupe d’experts est envisagée avant l’été, il est possible que la phase de consultation intergouvernementale ne soit pas lancée par le Conseil exécutif lors de sa prochaine réunion du 14 au 29 avril 2004 mais seulement cet été.

Et la consultation de la société civile ?

Le processus décrit plus haut ne prévoit pas de consultation particulière de la société civile et des organisations professionnelles de la Culture. Le Comité international de Liaison des Coalitions pour la diversité culturelle a écrit au Directeur général de l’UNESCO le 29 janvier 2004 pour s’en étonner et lui faire part de l’importance d’associer dès maintenant les Coalitions pour la diversité culturelle au processus d’élaboration de l’avant-projet de convention.

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Des représentants du Comité international de liaison
des coalitions participent à une rencontre
du Groupe de travail sur la diversité culturelle
du réseau international des ministres de la culture

Des représentants du Comité international de liaison des coalitions pour la diversité culturelle ont participé, le 20 janvier dernier, à Berne en Suisse, à une session de travail conjointe avec les membres du Groupe de travail sur la diversité culturelle et la mondialisation (GTDCM) du Réseau international sur la politique culturelle (RIPC - réseau international des ministres de la culture).

Les représentants du Comité de liaison, Debora Abramovicz, Directrice à la Direction des Affaires internationales de la Société des Auteurs et Compositeurs dramatiques (SACD) et représentante de la Coalition française pour la diversité culturelle ainsi que Robert Pilon, vice-président exécutif de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle, ont fait valoir auprès de leurs interlocuteurs les priorités du mouvement des coalitions pour la prochaine année.

Mme Abramowicz et M. Pilon ont insisté sur la volonté des coalitions d’œuvrer activement – conjointement avec le réseau des ministres – pour que l’UNESCO adopte une convention internationale sur la diversité culturelle à l’automne 2005, tout en déployant les efforts nécessaires pour convaincre les pays engagés dans des négociations commerciales, notamment dans des négociations d’accords bilatéraux avec les Etats-Unis, de s’abstenir de prendre tout engagement de libéralisation pouvant affecter le domaine de la culture.

La session de travail conjointe de Berne s’inscrivait dans le cadre d’une rencontre de deux jours du GTDCM réunissant des responsables du dossier de la diversité culturelle de 14 ministères de la culture de pays membres du RIPC (Afrique du Sud, Allemagne, Canada, Croatie, Espagne, Finlande, France, Norvège, Pologne, Portugal, Royaume-Uni, Slovénie, Suède et Suisse).

L’élaboration du plan de travail et des priorités du RIPC pour l’année 2004 – en prévision de la prochaine réunion ministérielle du RIPC à Shangaï en Chine en octobre 2004 – était le point principal à l’ordre du jour de cette rencontre du GTDCM. Ce plan de travail devrait être rendu public sur le site Internet du RIPC au cours des prochaines semaines.

Des représentants du Réseau international pour la diversité culturelle (RIDC) ont également fait une présentation aux membres du GTDCM
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Coalitions en Mouvement est publié par le Secrétariat du Comité de liaison international des coalitions pour la diversité culturelle (CLI).
Coalitions membres:

Argentine, Australie, Burkina Faso,
Canada, Chili, Corée, France, Maroc,
Mexique, Nouvelle-Zélande, Sénégal.

154, avenue Laurier Ouest, Bureau 240
Montréal, Québec, H2T 2N7
Tél. (514) 277-2666
Télec. (514) 277-9994

www.comitedevigilance.org
courriel:

Rédacteur en chef : Jim McKee
Avec la contribution de : Robert Pilon,

Bruno Bettati
, Cécile Despringre,
Mélanie Marron, Sylvie Riendeau


 

Vous êtes intéressés à réunir les organisations représentant des professionnels de la culture dans votre pays afin de former une coalition pour la diversité culturelle?

Pour toute assistance, veuillez prendre contact avec le Secrétariat du Comité international de liaison des coalitions pour la diversité culturelle. mckee@cdc-ccd.org