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Faits saillants :

 
 


Vol. 5, No. 3 Août 2007

L'Espagne accueillera le Congrès de fondation de la Fédération internationale des coalitions à Séville

Du 17 au 19 septembre, des délégués de quelque 50 pays se réuniront à Séville en Espagne pour participer au Congrès de fondation qui lancera la nouvelle Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC).

Outre les délégués des 38 coalitions pour la diversité culturelle déjà existantes, des représentants d'organisations culturelles d'une dizaine d'autres pays ont été invités à y prendre part à titre d'observateurs.

Le Congrès aura lieu immédiatement avant la Rencontre ministérielle annuelle du Réseau international sur la politique culturelle (RIPC) qu'organise le ministre de la Culture de l'Espagne, César Antonio Molina.

Le 20 septembre, une délégation de représentants des coalitions fera une présentation devant les ministres pour faire le point sur les résultats du Congrès et sur les échanges de perspectives concernant les priorités pour une mise en ouvre efficace de la convention de l'UNESCO sur la diversité des expressions culturelles, y compris le rôle de la société civile dans ce processus.

Le Congrès de fondation de la FICDC sera accueilli par la Coalition espagnole pour la diversité culturelle, en collaboration avec les Coalitions canadienne et française, lesquelles agissent à titre de cosecrétariat du Comité international de liaison des coalitions pour la diversité culturelle (CIL).

Le Congrès de Séville transformera le CIL en Fédération légalement constituée. C'est une étape que les délégués présents à la Neuvième Assemblée générale du CIL à Montréal, en mars dernier, ont convenu unanimement de franchir afin d'instaurer une structure de gouvernance plus efficace, composée d'instances moins lourdes, élues pour seconder les efforts des coalitions entre les congrès bisannuels de la FICDC, auxquels participeront alors l'ensemble des coalitions afin d'élaborer les grandes orientations, les priorités et les positions de principe du mouvement. La mise sur pied de la Fédération renforcera également la capacité du mouvement d'établir des relations de travail officielles avec des organismes clés comme l'UNESCO.

Le Congrès de Séville marque la deuxième rencontre majeure du mouvement organisée par la Coalition espagnole, qui, en mai 2005, avait été l'hôte des Quatrièmes Rencontres internationales des organisations professionnelles de la culture auxquelles ont assisté des représentants de 170 organisations culturelles de 60 pays, à la veille de la troisième et décisive session intergouvernementale de négociation à l'UNESCO sur la diversité des expressions culturelles.

« Nous sommes très heureux de recevoir à nouveau nos collègues du monde entier au Congrès de Séville, qui constitue sans contredit un moment décisif pour l'évolution du mouvement des coalitions », a déclaré Eduardo Bautista, président de la Coalition espagnole et président de la Société générale des auteurs et éditeurs (SGAE).

« La conjoncture est idéale, a mentionné Pedro Pérez, vice-président de la Coalition espagnole et président de la Fédération des associations de producteurs audiovisuels espagnols (FAPAE). Outre la structure interne, nous aborderons des enjeux clés pour la mise en ouvre de la convention, et la question du défi permanent que pose l'obtention d'un maximum de ratifications de la part des États membres de l'UNESCO. Nous serons immédiatement en mesure de soulever ces importantes questions avec les ministres du RIPC et de préparer la première réunion du Comité intergouvernemental prévue en décembre à Ottawa. »

« La mise en place de cette nouvelle Fédération constitue l'expression soutenue de notre fermeté à demeurer actifs à l'égard des enjeux de la diversité culturelle et de continuer à étendre la mobilisation des organisations culturelles du monde entier pour cette campagne », a ajouté Jorge Bosso, vice-président de la Coalition espagnole et secrétaire général de la Fédération des acteurs de l'État espagnol (FAAE). « Nous tenons à remercier le ministère espagnol de la Culture, le ministère espagnol des Affaires étrangères et le gouvernement régional d'Andalousie qui ont rendu cet événement possible.» L'Organisation internationale de la francophonie et l'Agence suisse pour la coopération et le développement ont également apporté leur soutien.

Réunion à Madrid d'un groupe d'experts-conseils sur la coopération internationale

Dix-sept experts-conseils se sont réunis à Madrid du 10 au 12 juillet pour discuter des questions reliées à la coopération internationale, dans le cadre de la Convention de l'UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

Organisée par l'UNESCO avec la collaboration de l'Agence espagnole pour la coopération internationale (AECI) en partenariat avec l'Institut interuniversitaire pour la communication culturelle de l'Université Carlos III de Madrid, cette réunion de trois jours s'est concentrée sur trois enjeux principaux :

  • une analyse des articles 12 à 16 de la convention portant sur la coopération internationale;
  • l'établissement des grandes lignes des programmes et projets de coopération en vue de l'élaboration des politiques et mesures, ainsi que des initiatives de renforcement des capacités conformément aux principes directeurs de la convention;
  • l'établissement des profils, et des rôles éventuels, des différents intervenants touchés par la convention.

Anna Danieli, éditrice indépendante et membre de longue date de la Coalition uruguayenne pour la diversité culturelle, faisait partie du groupe d'experts-conseils qui comptait également d'autres intervenants culturels, des universitaires, des dirigeants d'ONG, des représentants de fondations et des représentants de gouvernements.

Galia Saouma-Forero, Chef de la section Diversité des expressions culturelles à la Division des expressions culturelles et des industries créatives de l'UNESCO dirigeait l'équipe de l'UNESCO présente aux délibérations d'experts.

Milagros del Corral, ex-directrice du secteur de la culture, Division des arts et de l'entreprise culturelle à l'UNESCO, animait les sessions ouvertes de cette rencontre à laquelle assistaient en tant qu'observateurs plusieurs représentants de gouvernements, d'organisations intergouvernementales, de fondations oeuvrant dans le secteur culturel, et du monde académique.

Les recommandations des experts-conseils seront transmises pour réflexion au Comité intergouvernemental qui se réunira pour la première fois le 10 décembre à Ottawa.

Un sommaire détaillé de la discussion des experts-conseils, y compris leurs recommandations, devrait être affiché prochainement sur sur le site de la diversité culturelle de l'UNESCO .

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Compte-rendu de la 1ère Conférence des Parties de la convention UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles

Paris, siège de l’UNESCO, 18-20 juin 2007

La première Conférence des Parties des 57 États Parties à la convention (à savoir les 56 États ayant ratifié la Convention le ou avant le 18 mars 2007 ainsi que la Communauté européenne) s’est tenue en présence de nombreux observateurs, notamment du côté des coalitions pour la diversité culturelle.

Officiellement enregistrée, la délégation du Comité international de liaison était composée de Jim McKee et Solange Drouin de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle, de Cécile Despringre de la Coalition française, Sergio Navatta de la Coalition uruguayenne et Mane Nett de la Coalition du Chili. D’ autres coalitions étaient également présentes, faisant partie soit de leur délégation nationale, soit d’ autres ONG : Beat Sanchi, Diego Gradis et Mathias Knauer de la Coalition suisse, Giaccomo Mazzone de la Coalition italienne, Christine Merkel de la Coalition allemande et Kodjo Noussouglo de la Coalition togolaise.

Cette première Conférence des Parties avait pour objet de mettre en place les organes de fonctionnement et de suivi de la convention. Sous la présidence de Kader Asmal, ancien Président du Comité intergouvernemental de négociation de la convention entre septembre 2004 et juin 2005, la Conférence des Parties a tout d’abord adopté un Règlement intérieur qui détermine le fonctionnement de la Conférence.

Adoption du Règlement intérieur

Les États présents ont convenu d’accorder le statut d’observateur à la Conférence des Parties notamment aux « organisations non gouvernementales ayant des intérêts et des activités dans le domaine de la convention ». Ces ONG « peuvent être invitées par la Conférence à participer aux travaux de la Conférence, sans droit de vote, à toutes ses sessions, à l’une d’entre elles ou à une séance déterminée d’une session, suite à une demande écrite auprès du Directeur général de l’UNESCO ».

Le Règlement intérieur précise également les principes de répartition géographique et de rotation des 24 Parties élues au Comité intergouvernemental : les élections se déroulent sur la base de la composition des 6 groupes électoraux de l’UNESCO et les sièges sont répartis au prorata du nombre d’États Parties de chaque groupe, étant entendu qu’un minimum de 3 sièges et un maximum de 6 sièges sont attribués par groupe. Dans la mesure où le groupe Asie n’a pour le moment que 2 Parties (Inde et Chine) et que les États arabes ont également une faible représentation, un arrangement exceptionnel d’ici à la prochaine Conférence générale (prévue pour juin 2009) a été trouvé.

Ainsi, le groupe I (Europe de l’Ouest et Amérique du Nord) obtient 7 sièges, le groupe II (Europe de l’Est) obtient 4 sièges, le groupe III (Amérique centrale et du Sud) obtient 4 sièges, le groupe IV (Asie) 2 sièges, le groupe Va (Afrique) 5 sièges et le groupe Vb (pays arabes) 2 sièges, étant entendu qu’à la prochaine session de la Conférence des Parties un siège sera rendu par le groupe I au groupe IV et un siège par le groupe Va au groupe Vb.

Le règlement intérieur organise également le tirage au sort de la moitié (12) des États membres du Comité intergouvernemental dont le mandat sera limité à 2 ans au lieu de 4 afin de procéder au renouvellement de la moitié des sièges tous les 2 ans. Pour mettre en oeuvre le principe de rotation, le Règlement intérieur précise qu’en principe, un membre ne peut être élu pour deux mandats consécutifs (trois exceptions sont prévues dont l’une stipule que les membres tirés au sort pour ne faire qu’un mandat de deux ans seront rééligibles pour un second mandat).

Élection du Comité intergouvernemental

La Conférence des Parties a procédé à l’élection des États parties au Comité intergouvernemental. Ont été élus :

  • Groupe I : Allemagne, Grèce, Luxembourg, Finlande (2 ans), Canada (2 ans), Autriche (2 ans) et France (2 ans).
  • Groupe II : Croatie, Lituanie, Albanie (2 ans) et Slovénie (2 ans).
  • Groupe III : Mexique, Sainte-Lucie, Guatemala (2 ans) et Brésil (2 ans).
  • Groupe IV : Inde, Chine (2 ans).
  • Groupe Va : Sénégal, Afrique du Sud, Île Maurice, Mali (2 ans) et Burkina Faso (2 ans).
  • Groupe Vb : Oman et Tunisie (2 ans).

Fonds international pour la diversité culturelle

La Conférence des Parties s’est contentée d’adopter une résolution mandatant le Comité intergouvernemental de lui soumettre pour approbation à sa prochaine session un projet d’orientation sur l’utilisation des ressources du fonds, en spécifiant ses priorités et modalités.

Lors des déclarations inaugurales des Parties, nombre d’entre elles ont annoncé leur intention de verser une première contribution au fonds.

Dates et lieux des prochaines réunions

La Conférence des parties a décidé qu’elle convoquerait ses sessions ordinaires tous les deux ans aux alentours du mois de juin et non dans le cadre de la Conférence générale de l’UNESCO. La 2e réunion ordinaire de la Conférence des Parties est donc prévue pour juin 2009.

Entre temps, le Comité intergouvernemental devrait se réunir 4 fois : en décembre 2007, en mai 2008, en septembre 2008 et au printemps 2009. Il a été décidé que les réunions se tiendraient en règle générale à Paris. Cependant, en raison de son caractère inaugural, la Conférence des Parties a accepté l’invitation du Canada à tenir la 1 ère réunion du Comité le 10 décembre 2007 à Ottawa.

Intervention des ONG

Il a été très difficile pour les ONG de s’exprimer devant la Conférence des Parties. Alors que les Coalitions avaient adressé une demande écrite d’intervention en amont de la Conférence, le Président n’a finalement accordé qu’un temps de parole commun à toutes les ONG le 2e jour, les forçant à se mettre d’accord sur une déclaration commune à la toute dernière minute. Cette intervention a été portée par Solange Drouin, vice-Présidente de la Coalition canadienne au nom des organisations présentes, à savoir RIDC (réseau international pour la diversité culturelle), UER (Union européenne de radiodiffusion), Institut international du théâtre, Conseil international de la musique, Conseil international des musées, FIM (Fédération internationale des musiciens), Traditions pour demain et le Comité international de Liaison des Coalitions pour la diversité culturelle.

Le vrai travail de mise en œuvre de la convention est à la charge du Comité intergouvernemental. Il appartient désormais aux Coalitions de travailler auprès des Parties élues à ce Comité pour obtenir un meilleur statut auprès du Comité intergouvernemental et travailler avec lui pour une mise en œuvre rapide, cohérente et efficace de la convention.

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Robert Pilon quitte ses fonctions de vice-président exécutif de la Coalition canadienne

Lors de l'assemblée générale annuelle de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle qui s'est tenue à Montréal le 8 juin, Robert Pilon a quitté ses fonctions de vice-président exécutif après sept ans et demi de travail extrêmement fructueux. Au cours de plus de 120 missions internationales, menées dans 45 pays, Robert a joué un rôle fondamental pour mobiliser les organisations culturelles à travers le monde dans une campagne pour ce qui allait devenir la Convention de l'UNESCO pour la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles.

C'est dans le cadre de cette campagne qu'il avait organisé, en septembre 2001, la première Rencontre internationale des associations professionnelles de la culture, qui a inspiré une série de rencontres semblables mais de plus en plus considérables à Paris (février 2003), à Séoul (juin 2004) et à Madrid (mai 2005).

Il a aussi joué un rôle clé pour la formation de ce qui allait bientôt s'appeler Comité de liaison international des coalitions pour la diversité culturelle, qui regroupe maintenant les coalitions de 38 pays, et par le fait même plusieurs centaines d'organisations professionnelles de la culture. Cet organisme sera transformé officiellement en fédération internationale lors d'un congrès de fondation qui aura lieu en septembre, à Séville, en Espagne.

Nommé depuis peu Directeur général de la planification stratégique pour le réseau public national, Radio-Canada, Robert rejoindra ses ex-collaborateurs à Séville, à l'occasion des cérémonies d'ouverture du Congrès de fondation.

« Il est certain que Robert nous manquera. Nous lui sommes tous reconnaissants pour la contribution remarquable qu'il a apportée afin de faire avancer la cause de la diversité culturelle. Il peut sûrement passer le flambeau avec un sentiment bien justifié de mission accomplie », a déclaré Solande Drouin, vice-présidente aux affaires publiques et directrice générale de l'ADISQ (Association québécoise de l'industrie du disque, du spectacle et de la vidéo) et élue coprésidente de la Coalition canadienne lors de l'assemblée générale du 8 juin.

« J'ai décidé de partir aujourd'hui, rassuré de savoir que la Convention entre dans une toute nouvelle phase avec le processus de mise en ouvre qui s'est enclenché », a poursuivi M. Pilon. Ayant participé à la campagne de promotion depuis le début - alors que le défi était de faire reconnaître la nécessité d'un instrument international sur la diversité culturelle - jusqu'aux négociations pour assurer l'adoption d'une convention efficace, puis enfin jusqu'à la première phase de la campagne de ratification pour veiller à ce qu'elle entre en vigueur rapidement, je me sens désormais pleinement justifié de faire cette transition. »

« Je quitte la Coalition, a-t-il ajouté, avec l'assurance que le mouvement des coalitions est doté d'un groupe fort de leaders autour du monde pour poursuivre le travail dans les années à venir - et je veux souligner ici que le travail est loin d'être terminé. La Convention de l'UNESCO est entrée en vigueur, mais une deuxième phase de la campagne doit se poursuivre pour faire en sorte que la Convention soit ratifiée à une échelle qui convient aux grands traités internationaux, soit qu'on dépasse les 100 ratifications et qu'on atteigne, en fin de compte, 150 ratifications et plus. En outre, les deux prochaines années seront une période critique pour assurer que la Convention soit effectivement mise en ouvre.» Robert a mentionné les liens personnels qu'il avait noués au cours de ses nombreux voyages comme l'un des aspects les plus gratifiants de son travail au sein de la Coalition.

« J'ai eu le grand honneur et le grand bonheur de rencontrer, de lier connaissance (souvent en créant des liens profonds d'amitié) ainsi que d'ouvrer avec des centaines de personnes qui ont travaillé sans relâche, tant ici au Canada que dans de nombreux pays de toutes les parties du monde, pour faire un succès de notre ambitieuse entreprise », a-t-il conclu.

Jim McKee, qui a travaillé de près avec Robert depuis qu'il a joint les rangs de la Coalition canadienne en mars 2003, a été désigné pour le remplacer sous le nouveau titre de directeur général.

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