Montréal abritera le siège de la nouvelle fédération internationale pour la diversité culturelle
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COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Séville, Espagne, le jeudi 20 septembre 2007
Une nouvelle fédération internationale d’organisations culturelles, vouée à défendre le droit des pays d’appliquer des politiques culturelles, a choisi d’établir son siège social à Montréal.
Mercredi le 19 septembre, les délégués de 37 pays ont décidé par un vote unanime de créer la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC) et d’établir son siège social à Montréal où se trouve déjà le siège de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle.
« La fondation de la Fédération représente un moment historique dans l’évolution du mouvement des coalitions », a déclaré Solange Drouin, coprésidente de la Coalition canadienne pour la diversité culturelle et aussi directrice générale de l’Association québécoise de l’industrie du disque, du spectacle et de la vidéo (ADISQ). « Nous sommes particulièrement heureux que nos collègues de partout dans le monde aient décidé d’établir le siège de la Fédération au Canada. »
Le mouvement des coalitions a été lancé en 1999 avec la création au Canada de la première Coalition pour la diversité culturelle, rassemblant 35 des plus importantes organisations culturelles canadiennes des secteurs du livre, de la musique, du cinéma, de la télévision, des arts de la scène, des arts visuels et des nouveaux médias.
Aujourd’hui, il existe des coalitions pour la diversité culturelle dans 42 pays, ce qui représente plus de 600 organisations professionnelles de la culture.
Le mouvement des coalitions a permis de rassembler les appuis nécessaires, tant parmi les organisations culturelles que parmi les milieux politiques, en faveur d’un instrument international ou d’un traité qui reconnaîtrait la nature distincte des biens et services culturels et affirmerait le droit souverain des pays d’appliquer des politiques pour soutenir leurs industries culturelles nationales. Cette campagne a ultimement abouti à la Convention de l’UNESCO sur la protection et la promotion de la diversité des expressions culturelles. Adoptée par un vote écrasant par les États membres de l’UNESCO en octobre 2005, cette convention est entrée en vigueur le 18 mars 2007, soit trois mois après avoir franchi le seuil minimal de 30 ratifications. Jusqu’ici, 67 pays ont ratifié la Convention de l’UNESCO.
Les délégués au Congrès de Séville ont aussi convenu que la première réunion du conseil d’administration de la Fédération se tiendrait à Ottawa, juste avant la première réunion du Comité intergouvernemental pour la Convention de l’UNESCO, qui est prévue dans cette ville du 10 au 14 décembre 2007.
« La décision de créer la Fédération témoigne de la croissance remarquable de notre mouvement depuis les huit dernières années », a expliqué Mme Drouin qui a été élue au conseil d’administration de la Fédération.
« Mais plus important encore, cela signale notre reconnaissance du travail qui reste encore à accomplir pour maximiser le poids juridique et politique de la convention de l’UNESCO, » a-t-elle ajouté. « La réunion du Comité intergouvernemental à Ottawa sera une étape cruciale pour assurer que l’élan imprimé jusqu’ici à la campagne soit bien canalisé dans la phase de mise en œuvre afin de donner vraiment vie à la Convention. »
Entre-temps, le travail de promotion d’une ratification plus large doit se poursuivre. Afin d’atteindre son plein potentiel, la Convention de l’UNESCO doit rapidement dépasser le cap des 100 ratifications, et atteindre ultimement le niveau des 150 ratifications, ce qui est l’étalon de tout accord international majeur.
« La décision unanime, prise en juin à la première Conférence des Parties à la Convention, de choisir Ottawa comme hôte de la première réunion du Comité intergouvernemental représente clairement une reconnaissance du rôle de leader joué par le Canada dans la promotion de cette convention », a affirmé Jim McKee, directeur général de la Coalition canadienne et secrétaire général de la nouvelle Fédération. « Le Canada est maintenant en bonne position pour poursuivre son leadership dans ce dossier, et assurer une mise en œuvre efficace de la Convention. »
« De plus, il semble approprié que le siège de la Fédération soit situé à Montréal puisque le mouvement des Coalitions y a pris naissance », a ajouté Mme Drouin. « Depuis sa création, la Coalition canadienne a bénéficié d’un appui important et soutenu de la part du gouvernement du Canada et du Québec. Sans cet appui, l’émergence du mouvement des coalitions sur la scène internationale et sa transformation en Fédération légalement constituée n’aurait tout simplement pas été possible. »
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