Les représentants d’organismes culturels provenant de 10 pays de l’Asie-Pacifique se sont réunis à Vancouver, au Canada, pour une rencontre de deux jours axée sur les répercussions et les possibilités qu’offre la Convention de l’UNESCO sur la diversité des expressions culturelles pour le développement des industries culturelles de la région.
La rencontre de deux jours, organisée par la Coalition canadienne pour la diversité culturelle de concert avec la Commonwealth Foundation et la Fédération internationale des coalitions pour la diversité culturelle (FICDC) a été ouverte par le ministre du Patrimoine canadien, James Moore, qui a réitéré le solide appui du Canada à la Convention de l’UNESCO.
« Cet important document juridique reconnaît que l’apport de nos artistes et créateurs à notre société est un bien public qu’il faut chérir et protéger », a-t-il ajouté.
« Il est très important que nous poursuivions cette démarche, non seulement ici au Canada, mais à l’étranger. C’est l’objet même de la Convention : elle cherche à donner aux gouvernements la marge de manœuvre nécessaire pour créer un milieu propice à l’épanouissement de nos cultures ».
« Nous souhaitons aider les pays à renforcer leur capacité à promouvoir la diversité culturelle en s’ouvrant aux autres pays et cultures et en faisant la promotion de leurs expressions culturelles locales et nationales, et ce, en partageant les perspectives culturelles d’autres pays de sorte que leurs histoires et expériences contribuent à l’enrichissement du milieu culturel ».
« Le Canada, ainsi que l’ensemble des autres signataires de la Convention, tire parti de règles de base limpides. En reconnaissant que les biens culturels ont une valeur sociale aussi bien qu’économique, cet instrument international nous permet d’adopter et de conserver des politiques qui appuient nos expressions culturelles », de déclarer le ministre.
Le ministre a observé que les 96 ratifications jusqu’à présent constituaient un progrès impressionnant, mais il a mis l’accent sur la nécessité que les gouvernements et la société civile œuvrent davantage en vue de promouvoir une ratification plus large, et ce, afin de garantir que soit réalisé le plein potentiel juridique et politique de la Convention en tant qu'instrument garantissant le droit des États d’appliquer des politiques culturelles.
À cet égard, il a souligné l’importance de l’augmentation du nombre de ratifications par les pays membres du Commonwealth (18 des 53 pays l’ont ratifié jusqu’à présent), et en particulier de la région Asie-Pacifique. « Nous devons tous collaborer, tant gouvernements que la société civile, afin de garantir que les voix des pays de l’Asie-Pacifique soient entendues à la table de l’UNESCO, particulièrement compte tenu des riches cultures de la région qui contribuent tant à la diversité des expressions culturelles. »
À la conclusion de la réunion, les participants ont adopté une déclaration (en anglais seulement) dans laquelle ils ont appelé les gouvernements qui ne l’avaient pas encore fait à ratifier la Convention de 2005, et à inciter la société civile à en assurer la mise en œuvre efficace. À cette fin, ils ont également convenu d’explorer la possibilité de rassembler les organisations culturelles au sein de leurs pays en vue d’établir des coalitions nationales pour la diversité culturelle.
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